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Placer la femme au centre de la relance économique, plaide l’IRIS

Et quand elles arrivent à conserver leur emploi, les femmes se retrouvent souvent dans des postes à risques comme dans le secteur de la santé, conclut une étude.
AFP Et quand elles arrivent à conserver leur emploi, les femmes se retrouvent souvent dans des postes à risques comme dans le secteur de la santé, conclut une étude.

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La crise économique et sanitaire a appauvri davantage les femmes rendues vulnérables, selon une étude qui recommande lundi d’intégrer le Secrétariat à la condition féminine dans la cellule de crise du gouvernement du Québec pour relancer l’économie.

L’étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) révèle que la pandémie a fait perdre l’emploi à trois fois plus de femmes que d’hommes, alourdissant ainsi leur charge domestique.

Et quand elles arrivent à conserver leur emploi, les femmes se retrouvent souvent dans des postes à risques comme dans le secteur de la santé. D’ailleurs dans ce domaine, plus, 70 % des personnes infectées sont des préposées ou des infirmières, a mentionné l’IRIS.

L’organisme plaide pour une place plus prépondérante de la femme dans les enjeux de relance économique.

«Afin de se relever de la crise actuelle sans sacrifier les femmes, le Secrétariat à la condition féminine doit avoir une place décisionnelle dans la cellule de crise et de relance de François Legault», a indiqué dans un communiqué Julia Posca, chercheuse à l’IRIS.

Plus concrètement, il recommande que chaque mesure ait l’aval du Secrétariat qui doit veiller à ce que les investissements pour relancer l’économie ne marginalisent pas les femmes.

«Il est temps que le gouvernement se dote d’indicateurs pour valider les impacts de ses décisions sur l’égalité entre les femmes et les hommes», a préconisé Mme Posca.

De manière générale, l’étude constate que les crises antérieures ou celle sanitaire en vigueur affectent plus les personnes racisées, citant l’exemple de Montréal-Nord, durement touchée par la COVID-19.