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Des premières répondantes qui n’ont pas froid aux yeux

Ces travailleuses de métiers non conventionnels partagent leur passion

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Si les travailleuses des services d’urgence sont toujours au cœur de l’action, elles l’ont été encore plus dans la dernière année en raison de la pandémie. Ces femmes occupant des métiers non conventionnels témoignent de leur cheminement à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

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Un duo inséparable de pétillantes paramédics ne laisse rien l’arrêter dans sa mission, ni la pandémie ni la réaction de certains patients au fait qu’elles sont des femmes.

Depuis un an, « souvent, la première question des patients, c’est “allez-vous m’amener dans un hôpital plein de COVID ?” », lance Judith Parent, technicienne ambulancière paramédic d’Urgences-Santé depuis trois ans.

Ixhil Díaz et Judith Parent (à droite) forment un duo de paramédics 100 % féminin appelé à intervenir à Montréal dans des situations d’urgence, comme l’accouchement imprévu de la petite Sofia Fanny (en mortaise).
Photo Agence QMI, Joël Lemay et courtoisie
Ixhil Díaz et Judith Parent (à droite) forment un duo de paramédics 100 % féminin appelé à intervenir à Montréal dans des situations d’urgence, comme l’accouchement imprévu de la petite Sofia Fanny (en mortaise).

C’est dire que chaque intervention de type COVID requiert que les paramédics rassurent les patients effrayés par le virus, en plus d’être bien plus longue.

« On se dépêche ! Mais [depuis la COVID], la minute que quelqu’un a des symptômes, on doit s’habiller au grand complet », dit Mme Parent.

«Deux petites filles»

Ce n’est toutefois rien pour décontenancer les deux complices, déjà habituées à relever les défis propres à leur emploi et à leur genre dans un milieu typiquement masculin.

Elle et sa partenaire, Ixhil Díaz, 25 ans, doivent en plus composer avec les commentaires condescendants de malades qui remettent parfois en doute les capacités physiques de ces deux femmes fortes.

Le plus insultant selon elles? Quand quelqu’un, souvent un homme d’un certain âge, demande si «deux petites filles sont assez fortes pour le relever».

«Si on est là, c’est parce qu’on est compétentes, et qu’on a les capacités autant physiques intellectuelles pour faire ce qu’on nous demande de faire», dit avec aplomb Ixhil Díaz, visiblement habituée à servir ce genre de réponse.

La jeune femme d’origine mexicaine, qui a longtemps fait des compétitions d’athlétisme, est la première de sa famille à travailler dans le milieu de la santé.

Elle doute fortement avoir pu occuper un emploi de paramédic en tant que femme au Mexique, entre autres parce que le milieu est encore plus masculin qu’ici.

Chez Urgences-Santé, 25 % des intervenants sur le terrain sont des femmes, et on vise activement à augmenter ce pourcentage dans les prochaines années.

Judith Parent, elle, a fait carrière dans l’assurance-dommage et a élevé son fils avant de se réorienter à 40 ans pour devenir la paramédic qu’elle rêvait d’être enfant.

«Avant, c’était trop de sacrifices à faire. Et comme je suis de petit format, je savais qu’il faudrait que je travaille plus», reconnait la femme qui fait 5 pieds (152 cm). «5 pieds 1 avec les bottes», précise-t-elle dans un éclat de rire.

Le plus beau métier

Le tandem de paramédics a eu une année mouvementée, entre les protocoles d’intervention qui changeaient quotidiennement au début de la pandémie et les interventions marquantes.

Elles ont dû intervenir autant dans le cas de Raphael André, un Innu retrouvé mort dans une toilette chimique au centre-ville de Montréal, que lors d’un accouchement d’une fillette en pleine santé.

Leur métier n’est pas toujours facile, mais « c’est le plus beau », estime Ixhil Díaz. « J’aime me coucher le soir et me dire que j’ai été utile aujourd’hui. »

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