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The crown: en thérapie

The crown: en thérapie
Photo AFP

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Merci, Meghan et Harry, car grâce à vous, ce dimanche soir, on a eu congé de pandémie.

Quel bonheur d’assister à un épisode exclusif de The crown en version thérapie familiale.

Lavage au cycle délicat.

Dans un décor enchanteur, sur les hauteurs de Montecito, en Californie, nous avons retrouvé Oprah, qui s’était faite rare ces derniers temps. Telle une thérapeute, elle faisait face à Meghan Markle, gracieuse comme une gazelle dans sa jolie robe noire. Tenue, maquillage, coiffure, elle était parfaite! La chanceuse, pas de masque ni de linge mou!

Dieu que ça réconforte de voir qu’on n’est pas tout seul à être aux prises avec une famille dysfonctionnelle!

Piégée.

Pauvre petite, elle ne savait pas à quoi s’attendre en entrant au sein de la famille royale.

Tiens donc, elle n’avait rien lu sur le sujet? Pas un seul des nombreux ouvrages sur les Windsor? Même pas un petit résumé Wikipédia? Et l’histoire de Diana, la maman de son chéri, ça ne lui a pas sonné une clochette?

Adaptation difficile.

Elle découvre que le moindre de ses gestes est épié, analysé, observé et commenté, elle devient de la chair à tabloïds et à magazines. Elle ne s’en doutait pas! Elle réalise qu’elle est condamnée à vivre dans des palais sous éclairés où on gèle l’hiver tellement l’humidité vous transperce. Qu’elle ne peut que périr d’ennui entre les porcelaines, les dentelles et les tapisseries anglaises. Et puis, disons-le clairement, toute la famille et le personnel ont l’air d’être aussi drôles que des béquilles!

En plus ils sont racistes!

Mais on nous a vite rassurés, ce n’est pas la reine qui a tenu des propos déplacés sur l’éventuelle couleur de peau de bébé Archie.

On le sait, chérie, que ce n’est pas Élisabeth!

Ça fait presque 70 ans qu’elle fait cette job-là, penses-tu qu’elle ne pèse pas chacun de ses mots?

Combien de premiers ministres a-t-elle vu défiler?

Combien de crises a-t-elle gérées? Celles de sa sœur Margareth, de Charles et de Camilla, puis de Charles et de Diana, celles d’Andrew et de Sarah, et on remet ça avec Camilla et Charles et, pour finir, Andrew avec son bon ami Jeffrey Epstein? Finalement, les caprices d’Harry et de Meghan...

Honnêtement? Sa Majesté voit son monde disparaître et la fin de son règne qui approche...

Elle connaît la force de l’inertie.

What a pity...

Le palais s’est fendu d’un communiqué de presse laconique, et à Buckingham, entre le gin-tonic et le high tea, elle attendra que ça passe...

Cela dit, j’ai adoré l’épisode. Beaux et riches, ils vivent dans un décor somptueux sous un climat de rêve, c’est très Hollywoodien.

Vous ne voudriez quand même pas qu’ils soient parfaitement heureux?