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Trop d’internet chez les jeunes peut mener à la dépression

Teenager working at computer
Anatoly Tiplyashin - stock.adobe.com

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Une utilisation problématique d’internet par les adolescents peut mener à des troubles de dépression, de toxicomanie et de faible rendement scolaire, a démontré une récente étude de l’Université Concordia. 

Les effets malsains du web sont connus depuis longtemps déjà, mais ce coup de sonde mené par le chercheur en postdoctorat István Tóth-Király, au Département de psychologie de l’établissement montréalais, met l’accent sur les composantes problématiques qui touchent les 16 à 19 ans.

Le chercheur a recueilli des données sur une période de trois ans auprès de 1750 élèves du secondaire de Helsinki, en Finlande. Celles-ci lui ont permis d’isoler trois indicateurs de risque pouvant mener à une surconsommation d’internet.

D’abord, la solitude, le manque de relations interpersonnelles et l’impression d’être mal entouré constituent un prédicteur assez évident pouvant mener à une utilisation problématique d’internet.

Les pratiques parentales sont aussi cernées par le chercheur et son équipe comme une cause. Un lien étroit entre l’enfant et ses parents réduirait les probabilités d’abuser d’internet. À l’opposé, la négligence parentale sous la forme d’instabilité ou du manque de disponibilité, aurait des conséquences néfastes.

Finalement, les garçons seraient plus à risque d’utiliser internet de façon abusive que les filles, «car ils tendent à être plus enclins aux comportements de dépendance et à l’impulsivité et, comme l’ont suggéré d’autres études, ils ont peut-être davantage de centres d’intérêt en ligne, comme les jeux vidéo, les vidéos YouTube et la pornographie.»

«Les filles sont quant à elles plus susceptibles d’utiliser internet à des fins sociales», a-t-on noté.

Pas toujours mauvais

Dans les conclusions de son étude, István Tóth-Király précise que les comportements malsains peuvent mener à la dépression, la toxicomanie et la baisse du rendement scolaire.

Cependant, il ne s’agirait pas nécessairement d’une relation de cause à effet. Les deux problèmes – la surconsommation d’internet et la dépression, par exemple – cohabitent et «se renforcent probablement au fil du temps», a mentionné le chercheur.

«Si un adolescent passe beaucoup de temps en ligne, mais que sa santé mentale ou ses notes n’en souffrent pas vraiment et qu’aucune conséquence négative importante ne peut être déplorée, on ne peut pas vraiment qualifier son comportement de problématique», a-t-il conclu.