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C’est juste une @#$%?& de moufette!

Pepe le pew
Photo Courtoisie

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Si vous avez plus de 20 ans, vous connaissez Pepe le pew (Pépé le putois en français).

• À lire aussi: L’absence de Pépé le Putois dans «Space Jam 2» ravive le débat sur la «culture de l'annulation»

Cette moufette noire et blanche, qui a un gros accent français, qui pue et qui drague les minettes, était un personnage caricatural de dessin animé des Looney Tunes, comme Bugs Bunny et Daffy Duck.

Eh bien, un chroniqueur du New York Times considère que la bête puante « normalise la culture du viol ».

Une moufette, dernière victime de la culture de l’annulation !

ON EST RENDU LÀ

Dans son article, le chroniqueur Charles M. Blow affirme aussi que les livres pour enfants Dr Seuss doivent être exorcisés, que Speedy Gonzalez perpétue les stéréotypes sur les Mexicains paresseux et ivrognes et que Tarzan représente un Blanc qui colonise les Africains présentés comme des sauvages. Bref, il a l’air d’un gars qui a passé toute son enfance à être traumatisé.

Ce qui était drôle dans les dessins animés de notre enfance, c’est que les personnages étaient caricaturaux. Pepe le Pew courait toujours après une chatte noire et blanche, Penelope, qu’il prenait pour une moufette. Mais Penelope arrivait toujours à lui échapper !

Et dans plusieurs épisodes, c’était même elle qui était attirée par Pepe le Pew parce qu’il arrêtait de puer et elle le pourchassait. Mais parle-t-on de culture du viol quand c’est une femme qui harcèle un homme ?

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Je ne pensais jamais devoir écrire ça un jour, mais les personnages de dessins animés N’EXISTENT PAS ! Ces animaux ne sont pas de vraies personnes ! Aucune chatte n’a été violentée dans un épisode des petits comiques du samedi matin. C’est un dessin et les dessins ne sont pas des violeurs, bordel !

Dans les dessins animés de notre enfance, c’était rempli de personnages qui se tapaient dessus avec des enclumes, qui se faisaient exploser à la dynamite, qui se précipitaient en bas d’un canyon.

Ça n’a pas fait de nous une génération qui tape sur son voisin avec une enclume, qui se fait exploser à la dynamite, qui se précipite en bas d’un canyon !

LES OTARIES DE KERGUELEN

Si monsieur Blow est si préoc-cupé par le fait qu’un banal personnage de dessin animé « normalise la culture du viol », il devrait peut-être tourner son attention vers les vrais animaux, qui eux, sont parfois très vilains.  

En effet, plusieurs espèces animales (mammifères, oiseaux, insectes, poissons) pratiquent la « coercition sexuelle ».

Frederic Chehu, journaliste spécialisé en animaux, nous informe : « Plusieurs cas de harcèlement sexuel et de coercition sexuelle commis par des otaries de Kerguelen sur des manchots royaux ont défrayé la chronique... Des “gangs” de jeunes dauphins Tursiops australiens s’associent pour enlever une femelle et la forcer à s’accoupler avec eux. Les babouins sont également coupables de “tournantes”.

Et si l’éléphant de mer (Mirounga angustirosis) est un gros pacha qui surveille son gigantesque harem, à la périphérie, certaines des épouses royales sont violées par des rivaux célibataires... »

Et je ne veux pas me faire accuser d’enculer des mouches, ou de sodomiser des coléoptères, mais j’aimerais conclure en rappelant que « La mouche scorpion, ou panorpe, dispose de petites pinces qui l’aident à vaincre la résistance de sa femelle ».

À quand la censure des documentaires animaliers à la télévision ?