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Change lingerie à l'abri de ses créanciers au Canada

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La filiale canadienne de la chaîne de lingerie Change s’est récemment placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité avec l’intention de faire une proposition à ses créanciers.

« Depuis l’arrivée de la pandémie, nos activités ont été sérieusement ébranlées. Tout particulièrement, nos magasins au Québec et en Ontario ont souffert des mesures provinciales comme la fermeture obligatoire des commerces », a indiqué au Journal le directeur au Canada, Ari Zucker.

L’enseigne Change of Scandinavia Canada, dont le siège social se trouve à Montréal, compte 120 travailleurs et 26 boutiques à travers le pays, dont 10 au Québec. 

Les dettes de l’entreprise s’élèvent à environ 4,1 millions $. Elle doit notamment d’importantes sommes à plusieurs propriétaires d’immeubles, dont Ivanhoé Cambridge, Oxford Properties, Cadillac Fairview et Cominar. Change traîne également une dette de 2 millions de dollars envers la Banque Royale du Canada, et la compagnie doit 101 000 dollars à des employés.

C’est le syndic Richter qui est responsable de ce dossier.

Pas de fermeture au Québec

La direction affirme ne pas avoir l’intention de fermer de boutique au Québec dans le cadre de son plan de restructuration. Ce dernier sera mis sur pied au cours des prochaines semaines.

En plus de la fermeture de ses magasins lors des confinements, Change dit avoir constaté une « diminution importante » de ses ventes dans les centres commerciaux en raison d’une baisse de l’achalandage.

« Nous comptons bien réorganiser notre entreprise, revenir d’autant plus forts comme détaillants et continuer à servir nos fidèles clients pour de nombreuses années à venir », a mentionné M. Zucker.

La marque Change a vu le jour au Danemark, il y a une vingtaine d’années. Elle compte plus de 200 points de vente répartis dans une quinzaine de pays et sur trois continents. Le premier magasin au Canada a ouvert en 2006. 

– Avec la collaboration de Philippe Langlois