/news/politics
Navigation

Plainte au DGE: le maire de Terrebonne veut collaborer aux enquêtes

Coup d'oeil sur cet article

Le maire de Terrebonne, Marc-André Plante, a fait savoir mardi sa volonté de collaborer aux enquêtes, au lendemain du reportage de TVA Nouvelles dans lequel on voit et entend son chef de cabinet Alain De Choinière suggérer au conseiller municipal Réal Leclerc de prendre sa retraite.

• À lire aussi: Plainte au DGEQ contre le chef de cabinet à Terrebonne

• À lire aussi: La nouvelle ministre Lecours embarrassée par les propos de son conjoint

Pour rappel, la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, avait indiqué mardi soir que le Commissaire à l'intégrité municipale et aux enquêtes allait intervenir dans ce dossier.

Le maire Marc-André Plante n’a pas hésité à attaquer M. Leclerc qu’il accuse d’avoir menti à ses collègues à l’hôtel de ville.

Dans un communiqué, M. Plante a affirmé s’être lancé en politique «dans le but de sortir les adeptes du copinage de l’hôtel de ville de Terrebonne».

«De ce fait, lorsque j’ai eu accès aux informations récentes concernant les agissements de M. Leclerc, j’ai demandé à ce qu’il soit exclu du caucus et de ses responsabilités à la Ville, a-t-il ajouté. Je ne m’excuserai pas d’avoir retiré de mon équipe une personne qui a menti à ses collègues et à la population de Terrebonne. Ceux qui aujourd’hui nous blâment de la décision d’expulser M. Leclerc ne sont pas dignes de diriger la Ville.»

Par ailleurs, Marc-André Plante demande à la Commission municipale du Québec (CMQ) d’enquêter sur les agissements de Réal Leclerc.

Mardi, le conseiller Leclerc a révélé, vidéo à l'appui, que M. De Choinière lui a demandé de prendre sa retraite de la politique et de ne pas se représenter aux élections, en échange de quoi la Ville lui remettrait sans embûches des allocations de transition totalisant 160 000 $.

Le chef de cabinet et le maire auraient pris cette décision en raison de voyages de pêche et d'un prêt personnel de 10 000 $ consentis À M. Leclerc par des fournisseurs de la Ville.

Alain De Choinière a précisé à TVA Nouvelles mardi soir que l'emprunt a été fait auprès de l'entrepreneur Normand Trudel, qui avait été trouvé coupable notamment pour corruption en lien avec des contrats obtenus de la Ville de Mascouche.