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Précisions importantes sur une annonce gouvernementale

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Photo Julien cabana Tous les motoneigistes qui se procurent une plaque d’immatriculation contribuent au fonds d’aide qui revient chaque année à la fédération et aux clubs qui s’occupent du réseau de sentiers.

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Les dirigeants de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec ont sursauté en prenant connaissance de l’annonce du ministère des Transports qui mentionnait que le gouvernement accordait une aide financière de plus de 13 millions de dollars au monde des véhicules hors route.

« Je crois qu’il faut apporter d’importantes précisions à cette annonce qui, disons-le tout de suite, n’est surtout pas une subvention comme on le laisse entendre, d’expliquer le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Stéphane Desroches. Ce n’est pas un cadeau. Cette somme qui est annoncée revient régulièrement puisqu’il s’agit d’une redevance sur les plaques d’immatriculation des motoneiges et des quads comptabilisés chaque année. Dans notre cas, sur le prix que débourse un motoneigiste pour immatriculer son véhicule, 40 $ sont prélevés et investis dans un programme pour aider les clubs à plusieurs niveaux. Nous tenons à apporter cette précision importante parce que nous ne voulons pas que le public pense qu’en temps de pandémie, le gouvernement subventionne les amateurs de véhicules hors route. Si vous calculez 40 $ par motoneige, avec plus de 200 000 ayant été immatriculées l’an dernier, à eux seuls, les motoneigistes contribuent pour plus de 8 millions $ sur les 13 435 605 $ annoncés. »

Dans les faits, il s’agit d’un programme récurrent, qui permet d’obtenir du financement à partir du principe que les motoneigistes et les quadistes fonctionnent selon la méthode de l’utilisateur/payeur.

« Cette façon de faire existe depuis plus de 20 ans, alors les membres du conseil d’administration de la Fédération avaient décidé de demander au gouvernement la mise en place d’un mécanisme qui pourrait permettre de ramener vers les clubs un aide financière, mais qui ne venait surtout pas de la poche des contribuables. Les négociations ont été faites avec le Conseil du trésor, qui a décidé de permettre ce mécanisme de retour d’une somme fixe sur les plaques d’immatriculation vendues chaque année. »

IMPLICATION DES USAGERS

Le directeur général de la FCMQ voulait faire cette sortie pour expliquer d’où vient cette somme, mais aussi à quoi elle sert.

« Il fallait absolument que ces argents ne viennent pas de la poche des contribuables, mais bien de celle des utilisateurs, autant quadistes que motoneigistes. » 

Ces sommes servent à alimenter des programmes qui sont investis directement dans les travaux nécessaires pour les clubs.

« Dans notre cas, sur les 40 $, il y a un 4 $ qui va dans un programme d’aide pour les clubs dans le volet infrastructures. Une fois par année, tous les clubs peuvent déposer une demande d’aide pour des réparations de ponceaux, ponts et autres. À la Fédération, nous avons besoin de 40 M$ dans ce programme. Par la suite, il y a 1 $ qui est remis à la Fondation de la Faune du Québec, pour nous aider dans les travaux touchant les habitats naturels. Le restant, 35 $, est transféré à la Fédération. »

Avec la somme reçue, l’organisme peut aider au financement de nombreux dossiers qui sont essentiels à la pratique de la motoneige au Québec.

« Un montant est attribué pour l’aide à la signalisation, un autre pour la sécurité, notamment pour notre équipe de patrouilleurs provinciaux, au nombre de 120. Il y a aussi une partie qui est versée dans un fonds d’aide supplémentaire aux clubs qui ont des travaux non prévus et pour l’entretien des sentiers. Si, en début de saison, la vente des droits d’accès permet de démarrer les opérations, il arrive souvent qu’à chaque hiver, sur les 33 000 kilomètres de sentiers, des clubs aient besoin d’aide financière supplémentaire. »

Finalement, on peut dire que se sont les utilisateurs qui financent eux-mêmes tous leurs besoins.

« Je le répète, il faut bien comprendre que la somme annoncée n’est pas des argents nouveaux qui sont versés par le gouvernement. Ça vient du milieu. Ce n’est pas une subvention. Pour nous, il était important que le public le sache. »

EN BREF 

En décembre 2019, le responsable du magazine Motoneige Québec à la FCMQ, Michel Garneau, a décidé de faire un virage vers le numérique. « Le magazine papier existait depuis 46 ans. Il était temps de se tourner vers le numérique afin de rejoindre plus instantanément les motoneigistes. Nous avons pu ajouter du contenu vidéo. Également, nous y présentons toutes les données techniques des différents modèles produits par les grands fabricants. Il y a aussi les rapports sur des essais que nous avons pu faire avec différents modèles, des nouveautés technologiques, sans oublier l’éventail complet des différents modèles qui sont lancés sur le marché à chaque année. » Vraiment, ce site est une mine d’informations que tous les motoneigistes doivent consulter.

magazinemotoneigequebec.com