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Ce que Stéphane Quintal ne veut plus voir

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Le nombre de coups à la tête connaît une hausse inquiétante dans la Ligue nationale de hockey, mais pourquoi les infractions ne sont-elles pas toutes sanctionnées?

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À titre d’exemple, l’attaquant des Blues de St. Louis Samuel Blais a été suspendu pour deux matchs en janvier à la suite d’un geste dangereux à l’endroit de Devon Toews.

Or, trois joueurs du Canadien de Montréal, nommément Joel Armia, Jesperi Kotkaniemi et Jake Evans, ont encaissé des coups à la tête sans que leurs agresseurs ne soient châtiés par la Ligue.

En entrevue à TVA Sports, jeudi, le vice-président sénior du Département de la sécurité des joueurs Stéphane Quintal a assuré que toutes les décisions sont prises selon le cas et les règles du circuit et qu'il n'y a pas deux poids, deux mesures en matière de sécurité.

«[Blais] ne touchait presque pas au corps [de Toews]. C’est donc 90% à la tête et 10% au corps seulement, s’est-il défendu. Si tu fais référence à Armia ou Kotkaniemi, c’était différent, parce que le corps a été atteint aussi dans ces deux cas-là.»

Pas de «dent» contre le CH

Armia a subi une commotion cérébrale à la suite d’une collision avec Tyler Myers, qui l’a envoyé en orbite. Le géant des Canucks de Vancouver s’est vu remettre une punition majeure, mais il n’a pas été suspendu.

Kotkaniemi a été frappé de plein fouet par Dillon Dube, des Flames de Calgary, et son agresseur a aussi été blanchi, tout comme Erik Gudbranson, des Sénateurs d’Ottawa, pour avoir sonné Evans.

«Je ne dis pas que la tête n’a pas été touchée, mais la majorité de la force de l’impact a été au torse», d’expliquer Quintal au sujet du coup de Dube.

Puisqu’aucun de ces trois cas n’a été sanctionné, certains se demandent si les décideurs du département ont une dent contre les porte-couleurs des Canadiens, ce que Quintal a balayé du revers de la main.

«Absolument pas», insiste-t-il.

À l’écoute

Quintal se dit à l’écoute de solutions pour intervenir, mais il rappelle que le département ne peut sévir à l’endroit d’un joueur qui applique une mise en échec à l’endroit d’un adversaire qui a «la tête entre les jambes».

«Comment ne veux-tu pas frapper la tête? C’est impossible.»

Cela signifie-t-il que le département défend les joueurs avant le principe même de l’enjeu qu’il défend, c’est-à-dire la sécurité?

«Moi, en tant qu’ancien hockeyeur qui a joué plus de 1000 matchs dans la LNH et qui y travaille depuis 10 ans, je ne sais pas [comment on va éliminer] les coups à la tête», admet l’ex-défenseur, qui a souffert de commotions cérébrales pendant sa carrière.

«C’est un débat. Pas que je défends mon job, je défends les règlements avec lesquels je travaille.»

«On fait du mieux qu’on peut avec ce qu’on a.»

Enfin, en ce qui a trait aux bagarres arrangées, comme celle entre Ben Chiarot et J.T. Miller, Quintal ne s’y oppose pas forcément.

«Moi, ce qui me dérangeait, c’est en début de match lorsque les 10 joueurs [se battaient] dans les matchs entre Edmonton et Calgary. Ça, je ne veux plus voir ça. Ça n’a pas sa place.»