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La pandémie n’aura pas changé les Québécois face aux spectacles

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La pandémie ne devrait pas avoir d’effets à long terme sur les Québécois à propos de leur consommation d’activités de divertissement. C’est ce qui ressort d’une étude dont les résultats ont été dévoilés jeudi, aux Rencontres de l’ADISQ.

Menée auprès de 2000 personnes vivant au Québec, cette étude de Habo et Lepointdevente.com a démontré que plus de 25 % des répondants étaient prêts à retourner voir des spectacles.

Cependant, 65 % des répondants ont dit qu’ils préféraient attendre l’immunité collective avant de retourner voir un concert. Moins de 1 % des gens ont quant à eux déclaré qu’ils ne retourneraient jamais dans une salle de spectacle.

« Ce sont des chiffres extrêmement encourageants, a dit le directeur général des festivals chez Spectra, Jacques Primeau. On avait une crainte [sur l’envie du public de retourner en salle]. Le vaccin s’en vient. On va basculer dans une surconsommation pour un certain temps. C’est ce qu’on souhaite. »

Consommer local

Président du conseil d’administration de RIDEAU, David Laferrière croit que le retour à la normale ne se fera pas avant un an ou deux. 

« Je ne suis pas de ceux qui pensent que ça reviendra seulement en 2024 ou 2025, mais 2022 va faire partie de cette réalité-là. Des reports, il va y en avoir encore beaucoup d’autres. Il y a des énormes tournées qui ne peuvent pas être présentées en distanciation physique. »

Pour Catherine Simard, présidente de La maison fauve, le défi sera grand pour les artistes émergents qui voudront faire leur place dans les prochains mois. « Il y aura un goulot d’étranglement à l’automne. J’espère qu’il restera de la place pour eux. »

Le directeur général du festival Santa Teresa, Patrick Kearney, a mentionné que les artistes internationaux ne pourront venir jouer au Québec cet été. Son festival, qui devrait revenir en mai, n’aura que des artistes canadiens.