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La tenue du GP du Canada de F1 menacée

La tenue du Grand Prix du Canada de F1 menacée

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Photo d’archives Le Grand Prix de Grande-Bretagne a été présenté devant des gradins vides à Silverstone en août dernier.

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Pour une deuxième année consécutive, la tenue du Grand Prix du Canada est menacée en raison de la pandémie. 

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La mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’a pas exclu la possibilité d’un report de l’événement en entrevue jeudi sur les ondes de LCN. 

Les dirigeants de F1 sont toujours confiants de pouvoir respecter leur calendrier record, qui doit comporter 23 escales en 2021. Mais, face à la COVID-19, dont la situation varie d’un pays à l’autre, il est plus que probable que certaines épreuves, comme l’an dernier d’ailleurs, soient décalées ou carrément annulées.

On a annoncé, en janvier, que la première course de la saison, qui devait initialement être disputée en Australie, la semaine prochaine, a été décalée au 21 novembre. 

L’événement touristique de l’année

Le Grand Prix de Chine, programmé le 11 avril, n’aura pas lieu à la date prévue. Il sera remis à l’an prochain. 

D’autres destinations paraissent vulnérables, dont les quatre courses (Canada, États-Unis, Mexique et Brésil) programmées dans les Amériques et qui avaient été rayées du calendrier l’an passé.

Dans le cas qui nous intéresse particulièrement, il est de plus en plus certain que le Grand Prix du Canada ne sera pas présenté à la date prévue du 13 juin.  

Si l’on se fie aux propos tenus mercredi par la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, il est « peu probable d’envisager, à ce stade-ci, dit-elle, une place des Festivals bondée ». 

Or, le GP du Canada est le plus gros événement touristique au pays et celui qui donne le coup d’envoi des grands rassemblements à Montréal avant le début de l’été. 

En principe, la population en général ne sera pas vaccinée en totalité avant le début de septembre.  

Exemption de quarantaine  

La seule façon de maintenir la course à Montréal à la mi-juin, c’est probablement de la présenter à huis clos. Mais il y a des obstacles à franchir.  

Selon nos informations, des discussions sont en cours entre la F1 et les gouvernements concernés pour que tous les intervenants (pilotes, équipiers et officiels) qui feraient escale à Montréal en juin puissent obtenir une exemption pour éviter d’être soumis à une quarantaine à leur retour en Europe.

Des sources nous laissent croire que l’avenir de la tenue du GP du Canada en juin devrait se jouer d’ici à un mois, tout au plus. 

Le Grand Prix de Bakou (en Azerbaïdjan), qui précède celui de Montréal d’une semaine à peine, a déjà annoncé qu’aucun spectateur ne sera admis sur le site pendant les trois jours. 

Revenus du promoteur

Montréal pourrait adopter la même démarche, mais son promoteur, François Dumontier, a maintes et maintes fois affirmé qu’il n’était pas viable financièrement pour lui d’organiser un Grand Prix à huis clos. 

Ni même à la moitié de la capacité du site. La principale source de revenus d’un promoteur de Grand Prix est la vente de billets. 

Il doit notamment assumer les coûts exorbitants du transport des F1 et du montage du circuit Gilles-Villeneuve, qui n’est pas une piste permanente.  

Réorganiser la disposition et l’espacement des sièges des tribunes (dont certaines sont à guichets fermés) représente aussi un casse-tête irréalisable pour Dumontier.  

Morale de l’histoire, le grand cirque de la F1 reviendra à Montréal en juin, après une année d’absence, si cette facture salée (payée habituellement par le promoteur) est assumée par les divers paliers de gouvernement. 

En d’autres mots, ce sont des fonds publics qu’il faudra ajouter aux sommes importantes versées chaque année pour accueillir la F1 qui vont sauver la course en 2021.

Déplacer le GP du Canada à date ultérieure est une autre possibilité, quoique le calendrier de la F1 est si chargé cet automne que ça devient presque impossible de songer à cette éventualité. 

D’autant plus qu’à partir de la mi-octobre, la météo risque de s’avérer capricieuse.