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Les évêques canadiens font volte-face

L’Église catholique vertement critiquée pour avoir déconseillé les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson

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Photo d'archives, Agence QMI En 2016, l’évêque auxiliaire de Québec, Marc Pelchat, avait rendu hommage aux victimes des incendies de Fort McMurray.

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Après une controverse et plusieurs protestations au Québec, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) est revenue sur sa position en approuvant finalement tous les vaccins, incluant AstraZeneca et Johnson & Johnson.

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Mardi, la CECC avait d’abord publié une note dans laquelle elle déconseillait les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson en raison de leur lien avec des lignées cellulaires dérivées de l’avortement.

Après un an de pandémie, l’Église catholique a été vertement critiquée, et les représentants de l’Église au Québec ont été forcés de préciser leur pensée.

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Actuellement, la campagne de vaccination de masse démarre au Québec et il n’est pas possible de choisir son vaccin au Canada.

Malaise au Québec

« Je suis mal à l’aise avec cette sortie et je ne suis pas le seul évêque au Québec », a affirmé Marc Pelchat, évêque auxiliaire au Diocèse de Québec.

En pleine tempête médiatique, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix a aussi tenu à se distancer de ce texte qu’il qualifie d’inopportun.

Selon lui, la vaccination est un acte de solidarité et les citoyens devraient obtenir tout vaccin disponible approuvé par Santé Canada.

« Je parle en mon nom personnel, mais j’ai aussi parlé à quelques confrères évêques à Québec et à l’extérieur de Québec et nous sommes très mal à l’aise », a ajouté Mgr Pelchat. Le moment présent devrait servir à réconforter les endeuillés plutôt « qu’à risquer de semer le trouble dans les consciences », a-t-il dit.

« Nous, on pense que ce n’était pas approprié de faire cela puisque de toute façon, on n’a pas le choix du vaccin. Notre message depuis longtemps, et ç’a été le message du pape François depuis le mois de décembre, est que c’est un devoir moral d’aller se faire vacciner. »

Des précisions

L’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, s’est lui aussi dissocié de la sortie des évêques canadiens et a donné son aval à tous les vaccins.

« Dans le présent contexte d’urgence sanitaire, tout vaccin autorisé pourra être utilisé en toute bonne conscience par les croyants », a-t-il affirmé.

En fin de journée, la CECC a publié une clarification. Selon eux, la note initiale réitère simplement la position du Saint-Siège et « ne remettait pas en question l’efficacité médicale d’aucun vaccin. »

Les catholiques sont invités à se faire vacciner conformément aux exigences de leur conscience et tous les vaccins approuvés peuvent être reçus par les fidèles.

Des résistances

Selon Gilles Routhier, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses à l’Université Laval, il est possible de comprendre pourquoi la CECC avait choisi de publier cette première note.

« À propos de la vaccination en général, il y a toutes sortes de résistances. Il y a les clans pour et les clans contre. Il y a beaucoup d’informations qui circulent sur les médias sociaux. Aux catholiques qui se demandent quoi faire, on essaie d’apporter un éclairage », a affirmé M. Routhier.

- Avec l’Agence QMI

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