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Ali Nestor ferme la porte à la politique

L’ancien combattant souhaite continuer son travail auprès des jeunes

L’ancien boxeur Ali Nestor nie les rumeurs qui suggèrent qu’il se lancerait en politique municipale aux côtés de Denis Coderre.
Photo d'archives, Agence QMI L’ancien boxeur Ali Nestor nie les rumeurs qui suggèrent qu’il se lancerait en politique municipale aux côtés de Denis Coderre.

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Au cours de sa vie ou de sa carrière, Ali Nestor n’a jamais reculé devant un défi. Il l’a prouvé à maintes reprises. Toutefois, celui de se lancer en politique ne l’intéresse pas. 

Dans les derniers jours, une rumeur a circulé selon laquelle il ferait le saut dans l’arène de la politique municipale en prévision des prochaines élections à Montréal. 

Joint par le Journal de Montréal, Nestor a voulu faire une mise au point sur sa situation. 

« Depuis mon passage à Tout le monde en parle, plusieurs personnes de différents partis municipaux, provinciaux et même fédéraux m’ont contacté pour sonder mon intérêt, a-t-il mentionné d’entrée de jeu. Ma vocation est le travail que je fais avec les jeunes au quotidien. Il n’y a rien qui pourrait me faire mettre cela de côté. 

« Je veux continuer de m’occuper de mon organisme. C’est ça mon combat principal. »

Avec les élections municipales qui approchent à grands pas, il est facile d’associer le nom de Nestor à celui de Denis Coderre même si celui-ci n’a pas encore confirmé sa candidature. Les deux sont des amis de longue date. 

« Avec Denis ou avec Justin Trudeau, on parle souvent de tout et de rien ensemble, a ajouté l’ancien boxeur. Les deux savent très bien que je ne veux pas me lancer en politique. 

« Pour moi, de me lancer en politique, ce serait me tirer une balle dans la jambe. Ce serait de mettre des bâtons dans les roues à ce que je fais au quotidien. »

Les effets de la pandémie

Pendant ce temps, son organisme Ali et les Prince.sse.s roule à plein régime en raison de problèmes découlant de la pandémie qui n’est toujours pas terminée. 

Une situation qui inquiète Nestor. 

« Depuis le début de la pandémie, on assiste à un taux de décrochage assez incroyable, a-t-il souligné. Je m’attendais à ce que ce soit encore pire pour nous. 

« C’est le contraire qui est arrivé. On s’est retrouvés avec un heureux problème sur les bras. Depuis novembre, le nombre d’élèves à notre école a doublé (16 à 32). J’ai surtout moins d’absentéisme. 

« Les jeunes ont été privés d’activités et de socialisation, mais ils ont été en mesure de faire des prises de conscience. Ici, ils se sont rapprochés. »

Sonner l’alarme

Avant la pandémie, le message, qui était véhiculé par les autorités gouvernementales, était d’occuper les jeunes de façon positive. Toutefois, avec le contexte actuel, c’est très difficile à réaliser.

« On a le devoir de sonner l’alarme au gouvernement, a analysé Nestor. Une des façons que les jeunes évitent de se retrouver avec des problèmes, c’est de les occuper de façon positive et de leur donner des endroits pour développer leur sentiment d’appartenance. 

« Des endroits où ils peuvent se réunir. Tout ça n’est pas permis en ce moment. On leur demande plutôt de se confiner et de ne pas voir leurs amis et leurs proches. 

« Ça donne l’effet contraire. Ils doivent faire le contraire de ce qu’ils doivent faire. C’est impossible qu’ils aillent mieux. »