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Le Panier Bleu: plusieurs millions de dollars nécessaires pour le portail en ligne

Panier Bleu
Photo d'archives, Didier Debusschère

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Le Panier Bleu est à la recherche de nouveaux financements dans le secteur privé afin de soutenir le lancement de son nouveau portail pour promouvoir les produits québécois, a indiqué vendredi le directeur général de la plateforme, Alain Dumas.

Près d’un an après le lancement du Panier Bleu, Alain Dumas a laissé entendre, lors de son intervention devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qu’il doit encore trouver du financement privé pour appuyer sa démarche.

«On veut se positionner, on sait qu’il faut bouger, malheureusement, on n’a jamais vraiment mis l’épaule à la roue au niveau du financement. [...] On parle de plusieurs millions de dollars», a-t-il expliqué lors de son intervention, vendredi.

Le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale ont déjà investi près de 900 000$ pour appuyer la livraison de cette nouvelle structure de commerce en ligne dès l’automne prochain.

Mais M. Dumas compte également entreprendre des démarches auprès du gouvernement Legault.

«On va sûrement aller cogner à la porte du ministère [de l’Économie] pour lui dire qu’il pourrait être un partenaire», a-t-il précisé.

En plus d’un apport financier, le directeur général du Panier Bleu espère aussi un investissement de différentes associations et municipalités en région pour aider au développer du concept.

Les conclusions du rapport dévoilé en janvier dernier ont mis en avant la nécessité de proposer une mise en commun du secteur québécois pour concurrencer les plateformes étrangères qui perçoivent actuellement près de 4 G$ des ventes dans la province.

M. Dumas souhaite donc proposer une démarche de proximité pour faire face aux géants mondiaux du commerce en ligne comme Amazon.

«On n’essaye pas de créer une autre plateforme, mais de créer un point fédérateur des différents acteurs du milieu québécois», a-t-il insisté.

«On est peut-être à l’avant de la parade dans ce type d’initiatives [au niveau mondial]», a souligné M. Dumas. «S’il y a un temps pour essayer de mettre quelque chose en place, c’est maintenant.»