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Un recours collectif envisagé pour la protection des forêts

Un recours collectif envisagé pour la protection des forêts
PHOTO COURTOISIE : Fiducie de conservation des écosystèmes de Lanaudière

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Plusieurs regroupements citoyens envisagent d’intenter un recours collectif à l’encontre du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), jugé comme l’une des dernières tentatives pour essayer de protéger les forêts québécoises. 

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«Nous voulons avoir le plan de ce qui se passe réellement, qu’est-ce qui nous reste comme ressources et qu’est-ce qu’on peut faire avec?» a expliqué vendredi Henri Jacob, président de l’association Action Boréale, en entrevue avec l’Agence QMI.

Le recours collectif est une solution discutée depuis plusieurs mois par des regroupements citoyens issus de différentes régions du Québec, notamment des Laurentides, de la Montérégie, de l’Estrie, mais aussi de la Côte-Nord et du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«Nous avons reçu des appels téléphoniques d’à peu près tous les endroits où il y a encore de la forêt commerciale», a indiqué M. Jacob.

Par cette tentative, les associations souhaitent connaître les intentions exactes du gouvernement dans sa nouvelle stratégie d’exploitation forestière.

Mais elles dénoncent surtout le zonage du quart des meilleures terres de la forêt publique qui risque d’affaiblir la biodiversité de ces espaces.

«Nous ne sommes pas contre une exploitation forestière, mais nous voulons nous assurer qu’elle ne se fasse pas au détriment de la biodiversité et au détriment de ce que l’on va laisser aux prochaines générations», a insisté le président d’Action Boréale.

Henri Jacob, président de Action Boréale.
Photo courtoisie
Henri Jacob, président de Action Boréale.

Et le recours collectif n’est pas la seule procédure étudiée par les associations, qui envisagent aussi la mise en place d’une enquête publique ou encore d’états généraux pour savoir ce qui peut être encore conservé.

Le président de l’association située en Abitibi-Témiscamingue a également reproché le manque de réaction du MFFP dans ce dossier.

«Le ministère [...], c’est le silence radio depuis plusieurs années», a-t-il déploré. «Il faut que les gens aillent sur la place publique pour être capables d’avoir des réponses et des rencontres avec des responsables.»