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Ado condamnée pour un faux témoignage

Elle devra payer 10 540 $ pour avoir inventé une agression

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Un juge vient de condamner une adolescente qui a inventé une tentative d’enlèvement à verser 10 540 $ en dédommagements à l’homme qui a été arrêté à tort par les policiers. 

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Le 14 mai 2017, Camille Roy, qui avait 13 ans, a soutenu avoir été victime d’une agression et d’une tentative d’enlèvement alors qu’elle s’entraînait avec ses camarades dans l’escalier du Cap-Blanc, dans le Vieux-Québec. 

Sa description de l’assaillant présumé a mené les policiers à arrêter Glenn Baribeau, qui réside à proximité.

  • Écoutez l'entrevue de Glenn Baribeau avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Le juge Jacques Tremblay de la Cour du Québec chambre civile vient de condamner l’adolescente à verser une compensation à M. Baribeau, qui est resté marqué par les événements.  

Glenn Baribeau se se dit soulagé de la fin des procédures, lui qui a fait l’objet d’une détention illégale à la suite d’un faux témoignage d’une adolescente en 2017.
Photo Stevens LeBlanc
Glenn Baribeau se se dit soulagé de la fin des procédures, lui qui a fait l’objet d’une détention illégale à la suite d’un faux témoignage d’une adolescente en 2017.

Camille Roy, qui est aujourd’hui âgée de 16 ans, n’a avoué que neuf jours plus tard qu’elle avait monté l’histoire de toutes pièces. La jeune fille avait dit aux policiers s’être libérée de l’emprise de son agresseur grâce à sa maîtrise du taekwondo.  

M. Baribeau, qui était considéré comme un témoin important, avait été arrêté et conduit au poste de police du parc Victoria où il avait été gardé pendant sept heures avant d’être libéré.  

Soulagement

Pour ce citoyen, le jugement est une véritable libération, même s’il n’a jamais eu rien à se reprocher dans toute cette histoire.  

«Ç’a été difficile. Pas seulement pour moi, mais aussi pour ma famille, surtout pour ma mère», a-t-il confié.  

Son arrestation s’était faite sous les yeux de la foule et de ses voisins. M. Baribeau a reçu une lettre d’excuses un an et demi plus tard. 

Photo Stevens LeBlanc

«C’est un précédent important pour le combat que M. Baribeau a mené. Ce n’est pas juste par rapport à lui, c’est par rapport à l’ensemble des jeunes du Québec. Sachez que lorsque l’on ment, on paie. On répare. Il y a des conséquences financières à cela. Vous êtes imputables comme tous les adultes», a dit Me Bellemare au terme de procédures longues et fastidieuses.  

Le Tribunal a rejeté la demande de confidentialité des procédures et du jugement compte tenu de l’âge de la défenderesse – qui aura 17 ans à la fin du mois. Aucune accusation pour méfaits publics n’a été portée contre elle.