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Une attente qui a failli coûter très cher

GEN - KEVIN McCARTHY /  DOSSIER COVID-19
Photo Martin Alarie Kevin McCarthy a failli tout perdre, y compris la petite maison blanche qu’il partageait avec sa conjointe, Stéphanie Tessier, une préposée aux bénéficiaires morte de la COVID-19, avant de recevoir les indemnités de la CNESST pour son décès.

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Le conjoint d’une préposée aux bénéficiaires victime de la COVID a frôlé la faillite en attendant des indemnités de la CNESST qui n’arrivaient pas.

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« J’étais sur le bord de perdre mon véhicule, la maison que j’avais achetée avec Stéphanie, tout ce qu’on avait monté ensemble », énumère Kevin McCarthy, encore amer. 

Après le décès subit de sa conjointe, Stéphanie Tessier, en avril, le préposé à l’entretien ménager s’est retrouvé devant une pile de factures qu’il devait désormais payer seul.

Endeuillé et préoccupé par ses soucis financiers, il a dû patienter quatre longs mois avant de toucher l’indemnité prévue par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), un délai qu’il juge démesuré. 

« J’en ai fait des appels... Il a fallu que je me débrouille, que j’essaie de pousser. C’est ça qui m’a frustré », témoigne l’homme qui a l’impression d’avoir été « abandonné » par le gouvernement. 

Même Ford Canada lui a écrit après le décès de sa conjointe pour lui proposer des facilités de paiement pour son véhicule qui n’entacheraient pas son dossier de crédit, souligne-t-il. 

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Un coup de pouce

M.McCarthy a heureusement pu compter sur le soutien du syndicat de Stéphanie Tessier pour l’aider à déposer une réclamation à la CNESST avant de se retrouver à court de moyens.

« Si on n’était pas intervenus, M. McCarthy aurait été seul dans toutes ces démarches-là, dénonce Steven­­­ Fleurent, vice-président en santé et sécurité au travail pour la CSN-Laurentides. Serait-il arrivé à faire accepter le dossier ? Peut-être que oui, mais peut-être aussi que non. »

Une maigre consolation

Le représentant syndical l’a aidé à rassembler les preuves que Stéphanie Tessier était morte d’une infection contractée au travail.

Il a aussi épaulé le conjoint à travers tout le processus. « Psychologiquement, il était atterré. Il y avait souvent des pleurs, parce qu’il voyait que ça n’avançait pas », se rappelle Steven Fleurent. 

Le dossier a finalement été accepté en septembre dernier, au grand soulagement de tous. « Ça ne ramènera pas Stéphanie­­­, mais au moins M. McCarthy­­­ a été indemnisé », se console M. Fleurent.  

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