/news/education
Navigation

Des échangeurs d’air achetés pour les écoles

Les résultats des tests seront rendus publics vers la fin mars

Coup d'oeil sur cet article

Québec fournira sur demande des échangeurs d’air aux écoles où des locaux affichent des taux de CO2 trop élevés, alors que les résultats des tests de qualité de l’air seront rendus publics vers la fin mars.

En début de semaine, le ministère de l’Éducation a informé le réseau scolaire qu’il a « fait l’acquisition » de tels appareils pour « soutenir » les centres de services scolaires.

Les écoles pourront installer ces appareils dans une classe où la qualité de l’air est médiocre, plutôt que d’avoir à déplacer les élèves dans un autre local.

Interrogé à ce sujet, le cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’a pu préciser en fin de journée mercredi combien d’échangeurs d’air avaient été achetés et à quel coût.

Les inquiétudes entourant la qualité de l’air dans les classes demeurent grandes dans le réseau scolaire, alors que les cas de variants sont de plus en plus présents dans les écoles.

Le réseau scolaire a jusqu’au 22 mars pour transmettre au ministère les résultats des tests de qualité de l’air qui ont été réalisés récemment dans les écoles. Un bilan devrait être rendu public d’ici la fin du mois, précise-t-on au cabinet.

Résultats préliminaires

Dans sa missive, le ministère indique que les taux de CO2 se situent au-dessous de la norme en vigueur « dans la vaste majorité des classes testées », selon des résultats préliminaires.

Il est par ailleurs possible de maintenir ces taux « à des niveaux acceptables » en appliquant rigoureusement les méthodes de ventilation préconisées par le ministère, ajoute-t-on.

Des échangeurs d’air seront mis à la disposition des écoles dans les cas où la ventilation ne permettrait pas d’abaisser suffisamment les niveaux de CO2

« On ne voulait pas attendre avant d’agir. Des centres de services scolaires peuvent dès maintenant en faire la demande », affirme-t-on au cabinet du ministre Roberge. 

Recommandés

Contrairement aux purificateurs d’air, ces appareils sont recommandés par le groupe d’experts sur la ventilation et la transmission de la COVID-19 dans les écoles, puisqu’ils permettent « d’augmenter l’apport d’air frais extérieur dans les salles de classe » en l’absence de ventilation mécanique ou naturelle, précise le ministère.

Cette recommandation est toutefois loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique et dans le réseau scolaire.

Au cours des dernières semaines, des enseignants, parents et experts ont plutôt réclamé l’installation de purificateurs d’air dans les classes, comme l’a fait l’Ontario notamment. 

Le ministre Roberge a aussi été critiqué pour avoir tardé à s’attaquer à la qualité de l’air dans les écoles, alors que la méthodologie entourant les tests de qualité de l’air a suscité la controverse.