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Fondaction investit dans des robots à déchets

Waste Robotics met à profit l’IA pour effectuer le tri

Waste Robotics
Photo courtoisie Les robots de tri des déchets de Waste Robotics, ici en action, seront assemblés dans une usine située à Trois-Rivières.

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Waste Robotics (WR) a prouvé qu’intelligence artificielle (IA) et déchets pouvaient faire bon ménage, ce qui a convaincu Fondaction CSN d’y investir 5 millions $.

« Le tri des matières résiduelles reste quand même très manuel et avec la COVID, eh bien, ça devenait très problématique », explique Éric Camirand, PDG de l’entreprise de Trois-Rivières.

Les robots de WR permettent de trier toutes sortes de déchets : des bouteilles, du plastique, des résidus de construction et, surtout, des sacs d’aliments compostables. 

Grâce à l’IA et à des caméras capables de détecter la composition chimique des matériaux, les robots « apprennent » en travaillant et deviennent de plus en plus performants.

Facilite le compostage

À Dunkerque, en France, et à Minneapolis, au Minnesota, des robots de WR séparent les sacs de compost des autres déchets. Un travail peu ragoûtant.

« À Minneapolis, ils sortaient les sacs à la main. Quand ils ont vu notre technologie arriver, ils l’ont tout de suite adoptée parce que ça résolvait deux problèmes : ils avaient de la misère à trouver de la main-d’œuvre et ils exposaient leurs travailleurs à des problèmes de santé et de sécurité », raconte M. Camirand.

« Quand on arrive avec les robots, on prend les jobs les moins gratifiantes, fait-il remarquer. La plupart du temps, les gens se retrouvent dans des postes plus intéressants au sein de la même entreprise. »

Les robots de WR sont assemblés à son usine de Trois-Rivières.

L’investissement de Fondaction permettra notamment à Waste Robotics de développer son offre de services. Ainsi, au lieu d’acheter directement des robots, les clients pourront confier à l’entreprise un contrat de service d’une durée de quelques années. C’est alors WR qui fournira les robots au client.

WR génère actuellement des revenus annuels d’environ 3 millions $ et est sur le point de devenir rentable.

Selon M. Camirand, le marché nord-
américain pourrait avoir besoin de 30 000 robots à trier les déchets au cours des prochaines années.

« La COVID a beaucoup accéléré la demande, dit-il. On est en mode hypercroissance. »