/opinion/blogs/columnists
Navigation

Les snowbirds au poteau

0309 VOY - floride
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Ils ont osé partir, alors que le gouvernement nous déconseillait de voyager.

Sur les réseaux sociaux, on n’hésite pas à les lyncher, jusqu’à les accuser d’être des traîtres à la nation. Qui ça? Les snowbirds!

Soyons honnêtes, si nous étions propriétaires d’un condo dans le sud, aurions-nous renoncé si facilement à aller passer l’hiver au chaud? 

D’autant plus, si nous étions à un âge où on a moins d’années devant soi qu’on n’en a derrière... 

N’aurions-nous pas alors obéi à l’urgence de vivre, plutôt qu’au gouvernement? 

Sachant en plus que nous pouvions être vaccinés contre la COVID-19 dès notre arrivée en Floride?

Ce ne sont pas des vacanciers.

Les snowbirds de la Floride ont le même mode de vie que chez eux au Québec. Ils ne passent pas leur temps sur le party, pas plus qu’ils sont tous à la retraite. Ils ont découvert les vertus du télétravail bien avant la pandémie. 

Et depuis janvier, la plupart des Québécois qui séjournent en Floride ont reçu leurs deux doses de vaccin. 

Que voulez-vous? Pour paraphraser Elvis Gratton: eux autres, ils l’ont, les Amaricains.

On leur en veut à mort!

Jusqu’à Yves-François Blanchet qui voudrait que ceux qui rentrent au pays par la frontière terrestre subissent le même sort que leurs compatriotes qui atterrissent à Dorval. 

«Enwèye à l’hôtel à 2000 tomates pour trois jours!»

À pied, à cheval ou en voiture, les snowbirds eux, ne le voient pas de cet œil-là. 

On pourrait arrondir les angles.

Lorsqu’ils rentrent au pays, ils ont un certificat vaccinal et sont détenteurs d’un résultat négatif de test de COVID-19 effectué moins de 72 heures avant leur départ. 

Est-ce vraiment justifié de leur imposer un nouveau test, l’hôtel et les frais afférents?

On a entendu et lu bien des choses sur ces séjours à l’hôtel «pénitence». Des histoires qui laissent flotter un certain parfum d’arnaque et des récits pas trop rassurants quant à la sécurité des clients.

Le gouvernement ne pourrait-il pas assouplir cette mesure en laissant ces gens faire leur quarantaine à domicile?

À croire qu’on tient mordicus à punir ceux qui sont allés passer quelques mois chez eux à l’extérieur du pays.

Ces oiseaux-là me semblent moins dangereux que tous ceux qui batifolent en faisant fi des mesures sanitaires et que nous côtoyons depuis des mois.