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Des parents montréalais seront immunisés pour freiner les variants

Yaron Bouganim
Photo Erika Aubin Yaron Bouganim jouait jeudi avec son petit garçon Jake dans le parc de l’école primaire Merton, à Côte-Saint-Luc, une ville située sur l’île de Montréal. Le père de quatre enfants compte profiter d’un projet pilote pour être vacciné rapidement.

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Des parents d’enfants en garderie ou à l’école dans le quartier de Plamondon à Montréal et à Côte-Saint-Luc se réjouissent de pouvoir être vaccinés plus tôt que prévu contre la COVID-19, un projet mis sur pied afin de freiner la propagation des variants.

« À la première opportunité, je compte me faire vacciner. C’est nécessaire, car il semble que ça se passe dans nos écoles. J’aime mieux agir que d’attendre et voir ce qui pourrait arriver », soutient Yaron Bouganim, père quatre fois.

Il y a deux semaines, le virus s’est d’ailleurs invité dans sa maison via ses enfants qui fréquentent l’école primaire Merton, située dans la ville de Côte-Saint-Luc, sur l’île de Montréal. 

Objectif de 12 000 doses 

D’autres parents à qui Le Journal a parlé se réjouissaient aussi de la nouvelle et comptent bien se faire vacciner plus tôt que prévu. 

Pour l’instant, les Montréalais de 65 ans et plus peuvent être immunisés.

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Dès lundi, les parents des élèves de toutes les écoles primaires et secondaires du quartier de Plamondon et de Côte-Saint-Luc ainsi que des bambins à la garderie pourront recevoir une injection à l’une des quatre cliniques du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal en présentant une preuve de fréquentation scolaire.

En deux semaines, la santé publique espère administrer environ 12 000 doses.

Éteindre le feu 

L’objectif du projet pilote est de freiner la transmission du virus, plus particulièrement du variant britannique, à l’intérieur des maisonnées, a fait savoir la directrice de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, en conférence de presse jeudi. 

« La plupart des cas commencent en service de garde ou dans les écoles et se transmettent aux adultes dans les domiciles. Par la suite, ils se transportent dans d’autres milieux de vie », explique-t-elle, en précisant qu’environ 86 % des éclosions sont liées aux garderies ou aux milieux scolaires.

« En éteignant le feu dans des quartiers ciblés, on souhaite éviter que ça se transpose dans d’autres quartiers montréalais », renchérit la Dre Drouin. 

Côte-Saint-Luc et Plamondon comptent actuellement 26 % de tous les cas associés aux nouveaux variants dans la métropole québécoise.

Le personnel déçu

Il n’est pas prévu que les éducatrices et les enseignants soient vaccinés, mais la possibilité de les inclure est évaluée. 

Le personnel enseignant reçoit « difficilement la nouvelle », selon la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal.

« On a beau avoir le masque et des mesures, il y a des petits gestes qui peuvent échapper à notre contrôle dans une journée. [...] Ça envoie le message que leur sécurité n’est pas aussi importante », explique Mélanie Hubert.

Selon elle, il s’agit « d’une occasion manquée de montrer une certaine reconnaissance » envers les professeurs.

« On salue l’initiative. Par contre, nos intervenants sont au front depuis le début. Ce sont eux qui côtoient les enfants tous les jours. On aurait dû être dans la liste des priorités », renchérit la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, Valérie Grenon.

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