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Un marché immobilier en folie à Trois-Rivières

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La ruée vers les maisons en vente à Trois-Rivières va en s'amplifiant. À peine trois minutes après sa mise en vente jeudi dernier, une résidence unifamiliale a été l'objet d'une première manifestation d'intérêt. 

Au total, 44 visiteurs ont été accueillis en l'espace de 72 heures, dont certains provenant d'aussi loin que de l'Outaouais et du Saguenay. Quatorze offres d'achat ont été déposées et la propriété a finalement été vendue 50 000 $ de plus que le prix demandé.

De façon étonnante, il y avait dans le lot d'acquéreurs potentiels un résidant de Toronto.

Celui-ci était disposé à acheter par téléphone sans même avoir visité la propriété. «J'ai posé la question: "pourquoi Toronto?" Il a dit: «moi je suis en télétravail et Trois-Rivières, ça m'intéresse. C'est une ville avec, semble-t-il, un très bon indice de bonheur". Et il a dit: "moi j'aimerais aller m'installer là"», a raconté jeudi Martin Leblanc de Royal LePage, le courtier immobilier au dossier.

Sans inspection

C'est un phénomène qui s’inscrit dans le contexte de surchauffe du marché immobilier: la transaction de la propriété a été conclue sans inspection préalable.

Un inspecteur résidentiel de longue date à Trois-Rivières déplore cette tendance parce que les acquéreurs s'exposent à de mauvaises surprises. Il observe que ceux-ci n'ont plus le temps d'attendre lorsqu'ils se retrouvent en pleine surenchère sur une maison.

«Ça ne marche pas avec le prix. La première question que les gens me posent, c'est: "quand on peut faire ça" (une inspection)? Ce n'est même pas combien on charge. C'est quand on peut faire ça», a témoigné Luc Ricard à TVA Nouvelles.

Puisqu'un délai de quelques jours est nécessaire avant de procéder à une inspection, beaucoup d'acheteurs préfèrent y renoncer.