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Des réponses à vos questions (3e partie)

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Pour une troisième et dernière semaine, voici quelques réponses à certaines des questions que vous m’avez posées ces derniers mois. Je vous remercie également pour le grand intérêt que vous portez à cette chronique sur l’horticulture et l’agriculture urbaine. 

• À lire aussi: Des réponses à vos questions (1re partie)

• À lire aussi: Des réponses à vos questions (2e partie)

Plants de tomates cultivés en pots sur une terrasse.
Photo courtoisie
Plants de tomates cultivés en pots sur une terrasse.

Q. L’été dernier, j’ai planté des tomates dans des pots sur ma terrasse, mais je trouve qu’elles n’ont pas produit beaucoup. J’ai mis de l’engrais à tomates toutes les deux semaines. Est-ce que vous me suggérez d’autres choses pour augmenter ma récolte ?

Mme Reynaud

R. Un des facteurs qui influencent la productivité est le choix du cultivar. En effet, certaines variétés de tomates sont plus productives que d’autres, comme les cultivars « Better Boy », « Celebrity », « Sun Gold » et « Super Sweet 100 », par exemple, tous sont réputés pour être particulièrement prolifiques.

D’autre part, je vous recommande de cultiver vos plants de tomates dans des pots contenant au moins 60 litres (environ 15 gallons) de terreau riche, composé de compost et de tourbe de sphaigne.

Ajoutez également au terreau quelques poignées d’un engrais naturel granulaire à dégagement lent riche en azote et en potassium (formulation se rapprochant de 5-3-8). N’hésitez pas à leur fournir de l’engrais une seconde fois au cours de l’été. Vous pouvez aussi utiliser un engrais liquide comme des algues liquides, par exemple.

De plus, au lieu d’arroser tous les jours, je vous recommande de le faire deux fois par semaine seulement, trois fois lors d’une canicule. À chaque arrosage, fournissez environ 5 litres par plant lorsqu’ils sont jeunes, le double lorsqu’ils sont plus âgés et moins de 5 litres par plant au moment de la récolte.

En terminant, n’oubliez pas que les tomates sont des plantes d’origine tropicale et qu’elles ont besoin de chaleur et de beaucoup de soleil. Un emplacement orienté vers le sud et recevant plus de six heures d’ensoleillement est idéal. 


Q. J’ai essayé l’an dernier de semer des carottes dans ma maison avant de les transplanter dehors, mais ça n’a pas très bien marché. Pouvez-vous me dire quelle est la meilleure méthode pour semer les carottes ? Merci.

Mme Bibeau

Les carottes doivent être semées dans un sol léger, bien ameubli et profond.
Photo courtoisie
Les carottes doivent être semées dans un sol léger, bien ameubli et profond.

R. Il est inutile de semer les carottes à l’intérieur. Le semis doit plutôt être effectué à l’extérieur, directement en pleine terre, trois à quatre semaines avant le moment où tout risque de gel est pratiquement nul dans votre région et jusqu’à deux ou trois semaines après cette date. Dans le sud de notre province, il est donc possible de semer les carottes dès la fin d’avril ou le début de mai afin d’obtenir une récolte hâtive. En faisant deux ou trois semis successifs, entre le début de mai et la fin de juin, la récolte se prolongera ainsi jusqu’à l’automne. Selon les cultivars, la récolte se fait habituellement entre 55 et 70 jours après le semis.

Il faut mettre les semences de carottes en terre à une profondeur d’environ 1 cm (1/2 po). Comme les semences sont minuscules, il est très difficile de les espacer convenablement. Certains jardiniers s’astreignent ensuite à éclaircir les plants en coupant ceux en surplus à l’aide de ciseaux. Pour faciliter le semis, je vous recommande plutôt d’acheter des semences de carottes enrobées d’argile ou disposées dans un ruban de papier biodégradable.

D’autre part, il arrive parfois qu’un petit insecte, appelé mouche de la carotte, ponde ses œufs sur les racines de cette plante. Les larves, qui sont blanches, dévorent les
carottes en y creusant des trous et des galeries. Cette mouche pond habituellement ses œufs en deux vagues successives. La première ponte a lieu vers la fin de mai et la seconde, plus dévastatrice, se produit en août ou au début de septembre.

Certaines études ont démontré que le fait de couper ou de toucher beaucoup le feuillage des carottes aurait pour effet d’attirer la mouche de la carotte. La façon la plus efficace d’éviter que les carottes soient la proie de cet insecte est de les recouvrir d’un agrotextile, particulièrement au moment de la deuxième ponte en fin d’été. 


Q. Bonjour M. Mondor. Je suis d’origine italienne et j’aimerais cultiver des figues dans mon jardin comme on le fait dans mon pays natal. Certains de mes amis cultivent leurs figuiers en pleine terre, mais comme je n’ai pas un grand terrain, croyez-vous qu’il soit aussi possible de le faire en pot ? Merci pour vos précieux conseils.

M. Mazzini

Figuier en pot
Photo courtoisie
Figuier en pot

R. La culture du figuier peut effectivement être faite en pleine terre, même sous un climat nordique comme le nôtre. Par contre, dans cette situation, il est essentiel de coucher cet arbuste fruitier au sol et de le couvrir d’une protection hivernale avant la venue de l’hiver. Il est plus facile de cultiver le figuier en pot, particulièrement dans un contenant fait de textile.

Comme le figuier exige beaucoup de soleil et de chaleur, il est nécessaire de le disposer dans un endroit bien ensoleillé de votre jardin, exposé au sud ou à l’ouest. Fournissez-lui un terreau riche constitué de compost et de tourbe de sphaigne. De plus, assurez-vous de lui fournir aussi quelques poignées d’un engrais naturel à dégagement lent riche en azote et en potassium (formulation s’approchant de 5-3-8) et de l’arroser au moins une fois par semaine.

Comme le figuier n’est pas rustique sous notre climat, il vous faudra le rentrer dans une pièce fraîche et ensoleillée de votre maison chaque automne. Il peut aussi être hiverné dans un garage à peine chauffé, mais dans ce cas, il perdra ses feuilles et passera l’hiver à l’état dormant.

Je vous recommande de vous procurer des cultivars de figuiers autofertiles, c’est-à-dire qui peuvent être pollinisés par leur propre pollen. Voici quelques suggestions de cultivars qui produisent bien sous les climats nordiques : « Black Mission », « Brown Turkey », « Celeste », « Chicago » et « Magnolia ».