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Écoroutes: moins d’épandage de sel et autant de bénéfices

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Les écoroutes se sont multipliées dans la province et de nombreux avantages pour l’environnement ont déjà été constatés au Bas-Saint-Laurent, quelques années après leur création. 

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«Les premières années, les citoyens nous appelaient, nous disaient que les routes étaient glacées, mais avec le temps, les gens se sont adaptés et maintenant, il n’y a plus de plaintes par rapport à ça», a expliqué Karine Dostie, directrice générale de la municipalité de Lac-au-Saumon, où une écoroute a été créée en 2014.

L’implantation des écoroutes a pour but de réduire l’utilisation des sels de voirie et avoir ainsi le moins d’impact possible sur l’environnement.

«Ça a même un effet à l’intérieur de notre village. On utilise le même véhicule sur les différentes routes, donc on ne change pas la cargaison, alors on utilise beaucoup moins de sel partout dans le village», a ajouté Mme Dostie.

Et la création de cette route plus écologique n’a pas engendré davantage d’accidents à Lac-au-Saumon, selon les données du ministère des Transports (MTQ).

«On remarque, au niveau des données brutes, qu’il n’y a pas vraiment de différence entre l’avant et l’après écoroute», a spécifié Sophie Gaudreault, porte-parole du MTQ.

Le ministère a par ailleurs précisé que le réseau d’écoroutes va continuer de se développer.

«Avec les années, de plus en plus, la population, le gouvernement, on a à cœur l’impact que l’on peut avoir sur l’environnement. Si, effectivement, il y a des endroits où l’on peut développer ce type de route, pourquoi ne pas le faire?» a lancé Mme Gaudreault.

Mais si les écoroutes présentent plusieurs avantages, elles ne peuvent toutefois par être développées dans tous les secteurs.

«Sur les routes nationales, les autoroutes, les routes où la vitesse est élevée, où il y a beaucoup de véhicules, on ne peut pas aller de l’avant avec une telle méthode», a précisé Mme Gaudreault.

Plus de 800 000 tonnes de sel ont été utilisées sur les routes du Québec pendant l’hiver 2019-2020, ce qui représente l’équivalent de 65 terrains de football.

Il existe maintenant 23 écoroutes au Québec, constituant plus de 200 kilomètres de route.