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Montréal ne sera pas la «police de la langue», dit Valérie Plante

Montréal ne sera pas la «police de la langue», dit Valérie Plante
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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Bien qu’elle admette que le français est en recul à Montréal et qu’il faille agir, Valérie Plante n’entend pas s’occuper seule de ce dossier. 

«Montréal, on ne sera pas la police de la langue. Pour moi, ce n'est pas le rôle de la Ville», a-t-elle affirmé au microphone de Pierre Nantel sur QUB radio, vendredi. 

  • Écoutez Valérie Plante, mairesse de Montréal, sur QUB radio:    

«Moi, je vais travailler avec Québec et c’est le message que je leur envoie depuis le début. Faut [que le gouvernement] nous aide, là!» a-t-elle poursuivi.

La mairesse en a d’ailleurs assez de se faire reprocher ses communications en anglais, notamment sur ses réseaux sociaux, depuis son discours prononcé uniquement dans cette langue en 2018.

«Moi, je trouve que j’ai le dos large là-dessus parce qu’il est arrivé un événement, je me suis excusée depuis et je l’ai reconnu et ça n'a pas pris de temps», a-t-elle dit.

Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont réagi à la sortie de Valérie Plante sur la langue.

«Le gouvernement doit soutenir les municipalités, dont la Ville de Montréal, qui ne peuvent à elles seules porter toutes les initiatives de protection et de promotion de la langue française. L’[Office québécois de la langue française (OQLF)] a également un rôle important à jouer dans cette mise en œuvre», a dit la députée Hélène David, qui est porte-parole de l’opposition officielle pour la protection de la langue française.

«Personne ne doit être la police de la langue. Il faut arrêter d’utiliser cette expression-là. Ce qui est important, c’est d’en parler de façon positive pour la faire aimer et pour la protéger pour toujours cette langue française là», a mentionné la députée Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire en matière de langue française, suggérant de créer un bureau spécial de l’OQLF à Montréal.

«On doit s’assurer que le français demeure la langue commune et officielle [dans la métropole]. Il y a urgence. Les chiffres sont accablants: le français recule bel et bien à Montréal. Plus de 50% des arrondissements ne respectent pas la Charte de la langue française, et on apprenait sans surprise récemment que l’accueil se fait uniquement en anglais dans beaucoup de commerces», a dit enfin Pascal Bérubé, chef parlementaire du PQ et porte-parole en matière de langue et pour la métropole.

Coderre: la mairesse monte dans le ring

Valérie Plante en a aussi profité pour décocher une flèche à l’endroit de Denis Coderre, qui n’a toujours pas confirmé sa candidature à la mairie en vue des élections de novembre prochain. L’ancien maire et député libéral fédéral lance ces jours-ci le livre Retrouver Montréal.

«Il a quitté de façon fracassante le soir des élections, il a perdu, il lâche son parti, il laisse une dette, "chow, bye", je m'en vais et là, voilà, c'est le moment où il revient», a lancé la mairesse sortante.

- Avec la contribution de Maude Boutet