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Les forestières d’ici engrangent les profits

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La flambée inattendue des prix du bois a été payante pour les forestières canadiennes, dont la Montréalaise Résolu.

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« Nos résultats reflètent les prix élevés du bois d’œuvre et la capacité de notre segment des produits du bois de traduire en profits le dynamisme actuel des marchés [...] avec la remontée des mises en chantier aux États-Unis ainsi que la solide demande pour les réparations et les rénovations », a récemment commenté l’ancien PDG de Produits forestiers Résolu, Yves Laflamme, au cours d’une téléconférence avec les analystes financiers.

Au quatrième trimestre de 2020, le secteur du bois de Résolu a engrangé un bénéfice d’exploitation de 139 millions $ US sur des ventes de 330 millions $ US. Pendant la même période de 2019, le bénéfice d’exploitation avait été d’à peine 4 millions $ US sur des ventes de 141 millions $ US.

Résolu exploite 17 scieries, dont 11 au Québec, trois en Ontario et trois aux États-Unis. L’an dernier, plus des deux tiers de sa production ont été réalisés au Québec, où l’entreprise emploie plus de 3000 personnes. Résolu compte également quatre usines de transformation du bois, dont trois sont situées au Québec.

La bonne tenue du bois d’œuvre n’a toutefois pas eu d’impact positif pour les usines de papier journal de Résolu à Amos et à Baie-Comeau. En raison de la faiblesse de la demande, la production y est suspendue depuis un an, ce qui a entraîné la mise à pied de 450 travailleurs.

« Période emballante »

Dans l’Ouest canadien, d’où provient une bonne partie du bois que nous consommons, l’engouement actuel fait aussi des heureux.

« C’est une période emballante pour être dans l’industrie des produits forestiers », s’est récemment réjoui Ray Ferris, PDG du géant vancouvérois West Fraser.

« Nos clients aimeraient se retirer. Ils ont essayé de le faire à quelques reprises. [...] [Mais] leur demande est si forte qu’ils ne peuvent pas se permettre de ne pas être sur le marché chaque jour. [...] Ils réapprovisionnent leurs cours à bois », a relevé le chef des finances de West Fraser, Chris Virostek.

Celui-ci a prévenu que les prix record n’allaient « pas durer éternellement ». Pour faire face à la surchauffe actuelle en Amérique du Nord, West Fraser a significativement réduit ses exportations en Chine et au Japon, mais l’entreprise promet d’y retourner.