/finance/business
Navigation

L’usine américaine de Lion sur la bonne voie

ARG-LION-TRUDEAU-LEGAULT
Photo Joël Lemay Marc Bédard, président de Lion.

Coup d'oeil sur cet article

Après l’usine de batteries québécoise de Saint-Jérôme, Lion Électrique s’apprête à annoncer ces prochains mois l’ouverture d’une usine de fabrication de véhicules de 130 millions $ US (162,4 M$ CAN) aux États-Unis.

« On a une courte liste de trois États. On est dans la phase finale de négociation », a confirmé Marc Bédard, président et fondateur de La Compagnie Électrique Lion, à l’émission Mêlez-vous de vos affaires.

Prêts de 100 M$

Lundi dernier, le fleuron québécois du transport électrique a obtenu un prêt de 100 millions de dollars de Québec et d’Ottawa pour bâtir son usine automatisée de blocs-batteries de 185 millions de dollars à Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

« Sur 100 millions, 30 % sont pardonnables, avec des conditions extrêmement sévères. C’est un très bon deal pour l’État », a résumé Marc Bédard à QUB radio.

Alors que Québec solidaire accuse les gouvernements de jouer au « père Noël » en aidant l’entreprise plutôt qu’en prenant une participation, le PDG de Lion souligne que le prêt servira à la compagnie, et non aux actionnaires.

« Je pense que ceux qui disent que [c’est] pour les gens qui sont riches mélangent complètement les sujets, c’est une jeune compagnie québécoise, Lion, qui a besoin de liquidités pour pouvoir percer », a lancé Marc Bédard.

Pas le choix d’aller en Bourse

D’après lui, Lion n’avait d’ailleurs pas le choix d’aller en Bourse pour aller chercher 500 millions $ US (625 M$ CAN) pour satisfaire sa soif de projets.

« Pour garder la propriété de Lion au Québec et au Canada, c’était la façon de faire. Avec le montant d’argent que l’on a besoin d’aller chercher, il n’y avait pas mille et une façons de le faire », indique-t-il.

« Allez chercher ces montants-là en y allant avec un placement privé, la propriété québécoise aurait été perdue, je vous le confirme », conclut-il.