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Pas de visite dans la famille, encore moins chez les amis, pas de balade à la campagne et le télétravail à la maison. Mine de rien, depuis un an, votre influence dans l’économie a culbuté.  

Quand j’ai utilisé mon pick-up, la semaine dernière, je ne me souvenais plus de quel côté lui donner à boire. Mes deux sorties hebdomadaires sont le IGA et la SAQ et je ne ravitaille la bagnole qu’une fois par mois, environ. On ne roule plus. Je ne dis pas que les huit milliards d’habitants de la planète font comme moi, mais nous sommes plusieurs confinés, et, logiquement, il doit se vendre pas mal moins de pétrole dont la réserve mondiale pour l’avenir est d’un peu plus de 40 ans. J’aurai 104 ans, je m’en fous comme l’an 2061. Jamais on n’aurait cru autant changer le monde. De parfaits ignares de la cuisine sont devenus de surprenants cuistots, les rats presque cravatés se promènent dans les bureaux et les tours vides du centre-ville, et, masque oblige, j’ai des voisins de condo dont je ne me souviens plus du visage. Ce n’est pas la guerre, et c’est même trop la paix. Dans le monde entier civilisé, on dit que les gens, à cause du confinement, sont plus enclins à prendre un petit coup. Est-ce que le surplus d’essence sera compensé par un manque de vin ? Est-ce que le manque d’exercice nous fera dépasser les deux milliards de gens en surpoids ? Imaginez toute la graisse à fondre après la réouverture des gyms. Ça va couler dans les rues.

Est-ce que ces nouvelles conditions affectent les couples qui n’ont jamais passé autant de temps ensemble ? Manon et moi cherchons une maison plus grande. Je me demande si, inconsciemment, ce n’est pas parce qu’on commence à avoir de la misère à s’endurer. Pourtant, je fais de mon mieux pour ne pas être irritant et enquiquinant. 

Coincés, il est certain qu’on vendra moins de sirop d’érable, qu’on a pêché beaucoup moins de poissons des chenaux et qu’il s’est mangé considérablement moins de hot-dogs et poutines dans les arénas. 

Une fois vaccinés (moi, c’est dans deux semaines), il faudra redresser tout ça. Et, quand on ira au resto, ç’a besoin d’être délicieux parce que nous, à la maison, on est rendus vraiment bons.

BING DANS L’NET 

  • L’optimiste a inventé l’avion. Le pessimiste a inventé le parachute. 
  • Un restaurant chinois rouvrira en buffet minceur. Mêmes plats, mais on ne vous donne qu’une baguette. 
  • Tous les Québécois auront eu une première dose de vaccin le 24 juin sauf Paul Piché. Il travaille ce soir-là. 
  • Est-ce parce que nous vivons dans un pays froid que dans le gouvernement il y a des mitaines ? 
  • Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. 
  • Si Trudeau ne lâche pas, on sera les premiers à emprunter au tiers monde. 
  • La première chose que Carey Price doit comprendre dans les deux langues, c’est le classement.  

À DEMAIN... AUX SPORTS... et bonjour le printemps d’amour