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Pneumonie à Wuhan en 2019: le Canada n’a pas alerté ses partenaires

La ministre canadienne de la Santé, Patty Hajdu
Photo d'archives, AFP La ministre canadienne de la Santé, Patty Hajdu

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Le Réseau mondial d’information sur la santé publique (RMISP) de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a connu des failles en n’alertant pas les autres pays de la détection, dès le 30 décembre 2019, d’une éclosion de pneumonie à Wuhan, en Chine, qui allait ensuite mettre la table pour la pandémie mondiale de COVID-19.

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C’est ce qu’indique le rapport intermédiaire d’un comité indépendant rendu public samedi par la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu.

On y confirme que le système de surveillance RMISP n’a pas fonctionné comme il aurait dû le faire en alertant le monde de la menace qui venait d’apparaître sur les écrans radars.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la ministre Hajdu avait demandé, en novembre dernier, à un comité indépendant d’examiner la situation.

Dès le 31 décembre 2019, vers 22h30, l’éclosion de pneumonie dans le foyer de la COVID-19, à Wuhan, en Chine, a été notée dans un rapport et, dès le lendemain, le 1er janvier 2020, la Santé publique canadienne prévenait le gouvernement fédéral.

Les différentes directions de la Santé publique dans les provinces et dans les territoires ont, elles, été prévenues le lendemain, le 2 janvier, explique-t-on.

Bien que le comité «n’a vu aucun élément de preuve laissant entendre qu’une détection plus précoce de l’éclosion par le RMISP aurait pu être possible», écrit-on dans le rapport intermédiaire, on dit toutefois qu’une «discussion importante» est nécessaire «quant aux buts et à la perception des buts des alertes».

«Le RMISP n’a pas émis d’alerte pour la COVID-19, bien que nous ayons néanmoins conclu que la réponse du Canada n’avait pas tardé après la détection, poursuit-on. Cependant, puisque seuls les abonnés internationaux reçoivent des alertes, certains pays n’ont pas reçu de signal précoce directement du RMISP [...].»

Le comité indépendant entend, pour la prochaine étape de son examen, s’intéresser à «la mesure dans laquelle le RMISP peut ou devrait fournir des signaux précoces à ses partenaires internationaux et la possibilité d’une évaluation des risques à valeur ajoutée intégrée dans le processus d’alerte».

Trop de roulement chez les gestionnaires

Le Comité a précisé avoir constaté un «haut degré de roulement des gestionnaires» du RMISP ainsi qu’un «déclin du nombre d’experts internes possédant des titres de compétences en santé publique dans les deux directions où est situé le RMISP ces dernières années, et des preuves d’une intégration moins qu’optimale du RMISP aux autres opérations de l’ASPC».

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