/sports/opinion/columnists
Navigation

Trucs du métier

Fishermen on a river at the early morning
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

À la pêche, comme pour toute autre activité, plus on a un gros bagage d’expériences, plus on peut espérer avoir du plaisir et obtenir de bons résultats. Voici quelques trucs qui, je le souhaite vivement, vous aideront à mieux comprendre les diverses facettes reliées à ce merveilleux monde qu’est celui de la pêche, que ce soit sur l’eau ou en route pour y aller. 

Spirales  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Les moulinets pour le lancer léger sont de loin les plus populaires sur le marché. Les trois tailles les plus utilisées au Québec sont 15, 25 et 30. La grosseur du spinning, comme on l’appelle communément, fait référence au calibre de fil qu’il peut accueillir sur sa bobine. Normalement, sur un Vapor 15, par exemple, on conseille d’emmagasiner du fil de 4 à 8 livres/test au maximum. Sur un modèle 25, on suggère d’embobiner de la corde de 8 à 12 livres au max et du fil de 10 à 15 sur un moulinet de la gamme 30. Physiquement, en apparence, il n’y a rien qui empêche d’opter pour un fil de plus gros calibre. Retenez toutefois que le diamètre des bobines 15 est plus petit que celui des 25 et des 30. Un petit copolymère ou monofilament fin n’aura pas de problème à se positionner sur le tambour, alors qu’un gros se verra imposer un espace de rangement trop restreint et il en découlera inévitablement à court terme une mémoire en forme de spirale.  

Perçage  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Quand vient le temps de percer la croûte gelée pour taquiner les poissons, on a souvent envie de forer dans des trous qui ont récemment été vrillés. La glace y est assurément moins épaisse et cela est très invitant, surtout lorsqu’on se sert d’une tarière manuelle, qui nécessite beaucoup d’effort. Retenez toutefois que la glace ne s’est pas formée uniformément dans ces cavités et que cela risque d’émousser le tranchant de vos lames. Vous auriez alors beaucoup plus de difficulté à forer vos trous par la suite. Toutefois, sachez que les nouvelles générations de vrilles conçues pour des versions motorisées, comme la STX dotée de cinq lames et d’une pointe centrale, peuvent les rouvrir sans problème.  

Sur la route  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Lorsqu’on souhaite tirer une remorque à bateau, on doit s’assurer qu’elle est bien ajustée et dans le bon angle. Il faut se rappeler qu’une fois couplée sur la boule de la camionnette ou du VUS, il ne faut pas que la remorque soit inclinée vers l’avant. Il en résulterait alors une charge accrue sur l’attelage, voire un possible déséquilibre sur le plan de la traction. À l’opposé, si la remorque est inclinée vers l’arrière, la fourgonnette risque d’avoir moins d’adhérence et de maîtrise. Il est important de choisir la bonne hauteur de boule. Le meilleur moyen pour y arriver consiste à mettre un niveau sur le cadre de la remorque et de varier la hauteur jusqu’à ce que tout soit bien droit. Vous pourrez ainsi vous déplacer en toute sécurité sans provoquer d’usures prématurées. 

Éviscération  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Quand vient le temps de faire des filets, il est important de pouvoir se fier à une bonne lame. Plusieurs adeptes se questionnent à savoir s’il est préférable d’opter pour une version électrifiée. J’ai interrogé quelques guides qui doivent éviscérer de nombreux spécimens au cours de leur saison d’activité. Selon eux, les couteaux électriques fonctionnant dans un mouvement de va-et-vient avec deux lames côte à côte nécessitent peu d’efforts lors de l’exécution des coupes, ce qui est fort appréciable lorsqu’on a plusieurs poissons à arranger. En revanche, leurs lames sont moins flexibles que celles des couteaux traditionnels à fileter et elles procurent moins de sensation dans le contact avec la viande. Les manœuvres sont souvent plus difficiles pour les coupes délicates, comme pour le retrait de la cage thoracique ou de la bande d’arêtes. Plusieurs guides trimballent un couteau régulier en renfort lorsqu’ils font appel à ce type d’outil électrique. Il s’agit vraiment d’une question de goût et d’habitude.  

Entreposage  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Après votre dernière sortie sur la glace, vous devrez remiser votre outil de forage. Pour les tarières motorisées, il est recommandé de vider complètement le réservoir d’essence ou d’y verser un liquide d’entreposage. Idéalement, elle devrait être entreposée debout. Pour un moteur 4 temps, vous pouvez effectuer le changement d’huile avant le remisage. Si vous possédez un modèle à batterie, faites une recharge complète et ne la remettez pas sur la perceuse. Enfin, pour les versions à propane, il est important de retirer la bouteille et de la ranger dans un endroit sécuritaire et loin d’une source de chaleur. 

Coloris  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Lorsque la glace a 12 cm d’épaisseur, près de 85 % des rayons du soleil réussissent à passer au travers et à illuminer les eaux de surface. Ce pourcentage descend à 10 % dès que la croûte gelée atteint 40 cm. Maintenant, si on ajoute 12 cm de neige sur une glace aussi mince que 8 cm, il n’y a plus que de 1 à 3 % de la lumière qui passe. Vous pouvez imaginer, en ce moment, avec 60 cm de glace à des endroits en plus de 30 cm de neige, qu’il doit faire noir comme chez le diable, comme le dit si bien l’expression. Retenez que, malgré ces conditions lumineuses, il existe une règle non écrite qui veut que les pêcheurs de doré et de perchaude auraient intérêt à favoriser des couleurs naturelles imitant la robe des ménés ou des teintes peu agressantes, comme le vert, l’or, le noir, etc. Lors des journées ensoleillées, afin d’offrir un contraste plus distinctif, les amateurs devraient choisir les coloris flamboyants, comme l’oranger, le rose, le chartreuse, les UV et les diverses combinaisons dans ces palettes de couleurs. Il ne s’agit, évidemment, que d’un truc de base pour vous aider à vous y retrouver et à découvrir ce qui pourrait les faire réagir. À la tombée de la nuit, les offrandes avec des bâtonnets lumineux ou des glow in the dark sont à essayer.  

À reculons  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

Certains utilisateurs ont beaucoup de difficultés à faire reculer leur bateau sur une rampe inclinée, aussi appelée débarcadère. Il semble, malheureusement, se produire une valse de gauche et droite et beaucoup de frustrations. Souvenez-vous qu’une fois engagé dans la pente qui se rend jusqu’à l’eau, le poids de l’embarcation, de la remorque, de la camionnette et des équipements vous entraîne vers le bas. Ajoutez à cela que la transmission, qui est alors sur la position R, accroît la force de poussée. La prochaine fois que vous serez dans le haut de la descente, placez votre transmission sur le N et laissez descendre tout doucement. Vous aurez une meilleure maîtrise ainsi que la chance de corriger vos petites erreurs de déviation au besoin. 

Sécurité  

Fishermen on a river at the early morning
Photo courtoisie

La météo de plus en plus clémente occasionne certains risques lors des déplacements sur la surface gelée. Il est alors essentiel de prévoir un équipement de sauvetage, comme des pics à glace que vous porterez autour de votre cou. Ces tiges métalliques pointues pourraient vous être très utiles pour vous hisser sur la croûte gelée en cas de chute dans l’eau. Apportez aussi une corde solide d’une longueur minimale de 25 pieds pour tirer un adepte qui se retrouverait dans une fâcheuse position. En plus d’être chaud, souvenez-vous qu’un ensemble flottant, conçu pour la pêche sur glace, pourrait vous sauver la vie.