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Deux fois plus de jeunes en troubles d’apprentissage au Québec

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Le nombre de jeunes identifiés avec des troubles d’apprentissage a plus que doublé dans les 20 dernières années au Québec.

Le taux de diplomation de ces élèves se situe toujours à près de 38%, tandis que le taux de sortie sans diplôme est d’environ 50%, un nombre deux fois plus élevé que celui pour l’ensemble des jeunes de la province.

Et la pandémie de COVID-19 a accentué les difficultés de ceux et celles qui sont déjà touchés par des problèmes d’apprentissage, a avancé Lucille Doiron, directrice générale de l’Institut des troubles d’apprentissage.

Les jeunes en difficulté sont toutefois identifiés plus rapidement qu’auparavant, s’est réjouie Mme Doiron.

«L’école fait un travail exemplaire que tel jeune devrait avoir une évaluation plus poussée à l’école. Ce qui fait qu’on identifie beaucoup plus jeune les enfants qui présentent des difficultés», a-t-elle expliqué en entrevue sur LCN, dimanche.

Mais le simple fait de les identifier ne règle pas le problème, et plus de ressources doivent être mises en place pour trouver des solutions en raison de l’augmentation actuelle des cas, a affirmé Lucille Doiron.

«Actuellement, avec la pénurie de main-d’œuvre dans l’univers de l’éducation, on utilise des ressources professionnelles pour devenir des titulaires de classe, ce qui est une bonne nouvelle, mais on nuit [à ceux] qui avaient des soutiens plus personnalisés», a-t-elle raconté.

Par ailleurs, la directrice générale note que les familles n’ont pas toujours les outils nécessaires pour faire face aux difficultés de leur enfant. Un phénomène mis en lumière par la hausse de l’école à la maison qu’a engendrée la pandémie de COVID-19.