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Les débardeurs du Port de Montréal rejettent massivement l’offre patronale

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Les membres du Syndicat des débardeurs du Port de Montréal ont rejeté, dimanche, à plus de 99% l’offre patronale afin de conclure une nouvelle convention collective, mais sans déclencher de grève pour l’instant.

Le syndicat ne songe pas, pour le moment, à un débrayage, malgré la fin de la trêve de sept mois conclue l'été dernier avec l'Association des employeurs maritimes (AEM), qui venait à échéance dimanche.

Le syndicat demande un retour à la table des négociations pour en arriver à une entente.

Dimanche, 1020 syndiqués sur 1024 ayant voté se sont prononcés contre la proposition globale et finale de l’employeur, soit un taux de 99,7%. Environ 91% des syndiqués ont participé au scrutin.

Critiques du syndicat

Le syndicat, qui a en main un mandat de grève qu’il ne compte pas utiliser pour le moment, a critiqué l’approche de la partie patronale.

«On trouve particulier que la partie patronale tente de judiciariser la négociation», a affirmé Michel Murray, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique, auquel est affilié le Syndicat des débardeurs dimanche.

Il a reproché aux employeurs d’avoir tenté, sans succès, de bloquer le droit de grève du syndicat et d’imposer la convention collective devant le Conseil canadien des relations industrielles.

«On a beau nous accuser de tous les maux, les débardeurs, mais ce qu’on constate, c’est que c’est les employeurs et les compagnies maritimes qui ne jouent pas franc jeu dans cette négociation», a-t-il ajouté dans une conférence de presse diffusée sur internet à la suite du vote des syndiqués sur l’offre patronale.

De son côté, l’AEM a été avare de commentaires à la suite du rejet massif de son offre.

«Nous aurions préféré un vote positif, mais nous prenons acte de la volonté du syndicat de poursuivre les négociations. Nous examinons actuellement nos options et notre priorité demeure un règlement dans les plus brefs délais», a-t-elle affirmé par courriel à l’Agence QMI.

Les débardeurs avaient déclenché une grève de deux semaines en août dernier. La menace d’un autre débrayage a été dénoncée, vendredi, par des regroupements d’entreprises, comme le Conseil du patronat du Québec, l'Association du camionnage du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Manufacturiers et Exportateurs du Québec. Ces organismes estimaient qu’un conflit de travail au Port de Montréal nuirait grandement à l’économie québécoise.

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