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Luc Robitaille: un surnom qui ne colle pas

SPORT NHL
Photo d'archives L'ancien joueur de la LNH Luc Robitaille

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Lors de son long et fructueux passage dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Luc Robitaille a été affublé du surnom «Lucky Luc» et pourtant, la chance n’a jamais dicté sa trajectoire.

De passage au Club des 10, dimanche, l’animateur Louis Jean a fait remarquer à l’ancien attaquant que ce sobriquet ne collait pas vraiment à la carrière qu’il a eue, lui qui avait été sélectionné au neuvième tour du repêchage de 1984.

«Je sais, au plus profond de moi, que la chance n’a rien à voir là-dedans», a clamé Robitaille avant d’illustrer la chose.

«Quand j’avais 15 ans, je me suis acheté des patins à roues alignées avec les roues les plus molles possible pour améliorer mon patin. Tout le monde disait que mon patin n’était pas bon et j’ai travaillé sur ça toute ma carrière. Je me souviens qu’à 39 ans, j’ai suivi des cours de power skating avant ma dernière saison dans la LNH.»

C’est avec cette détermination et le désir de ne jamais rien tenir pour acquis que «Lucky Luc» s’est hissé au sommet des pointeurs chez les ailiers gauches dans l’histoire de la LNH.

«Quand j’ai pris ma retraite, j’étais comblé! Les gens me demandent pourquoi et je leur réponds que j’ai pressé tout ce qu’il y avait dans le citron. Je n’avais absolument aucun regret. Je suis allé au lit tôt avant toutes mes parties dans la LNH et j’ai fait tout ce que je pouvais pour être au meilleur de mes capacités. Je n’étais pas bon tous les jours, mais je sais que j’étais préparé comme si j’allais jouer mon dernier match.»

En fin de compte, Robitaille a accroché ses patins avec un impressionnant total de 668 buts dans la meilleure ligue au monde, ce qui lui confère le 13e échelon de l’histoire du circuit à ce chapitre.

Un imposteur

Invité à parler de Guy Lafleur, le natif de Montréal s’est souvenu qu’il avait un peu ressenti le sentiment de l’imposteur quand il a devancé des légendes de la Belle Province comme le «Démon blond» et Maurice Richard au chapitre des buts marqués.

«Quand les journalistes m’ont informé que j’avais devancé le Rocket et Guy, je me souviens d’avoir ressenti de la gêne. Je me disais que je ne devais pas les dépasser et avoir plus de buts qu’eux. Leur impact dans notre vie, au Québec, est tellement grand et a tellement fait une différence dans notre vie.»

Malgré les années qui ont passé depuis sa retraite en 2006, Robitaille ne semble pas avoir perdu son sentiment d’infériorité.

«Chaque fois que j’ai la chance de voir Guy, je fais un détour pour aller le saluer. J’essaye toujours de montrer que je suis cool, mais je ne le suis pas vraiment autour de lui», a affirmé en riant celui qui a porté l’uniforme des Kings de Los Angeles, des Penguins de Pittsburgh, des Rangers de New York et des Red Wings de Detroit.

Robitaille a également raconté un moment savoureux qu’il a vécu en affrontant Lafleur dans les années 1980.

«Je me souviens, j’étais sur la glace quand il a réussi son dernier tour du chapeau [le 27 février 1989], lorsqu’il portait l’uniforme des Rangers. Je suis allé à côté de lui et je lui ai dit: “Félicitations, M. Lafleur”.»

Comme quoi une légende et idole en reste toujours une, même quand on l’affronte dans la LNH.

- Le Club des 10 est une initiative mise en place par la Fondation de CHUM pour soutenir Guy Lafleur et sa cause. Il permet aux donateurs de poser leurs questions à une légende du hockey chaque dimanche dans un Facebook Live privé. Il est possible de rejoindre le Club des 10 via le site internet de la Fondation du CHUM.