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Bas-Saint-Laurent: encore beaucoup de postes à combler dans le réseau de la santé

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De nombreux postes restent encore à combler dans le réseau de la santé du Bas-Saint-Laurent malgré l’embauche massive de personnel, un enjeu qui demeure important dans la région, selon des données obtenues par TVA Nouvelles.

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Le recrutement et la rétention de personnel constituent une vraie problématique dans la région, alors que des postes doivent être pourvus dans plusieurs catégories d’emploi, selon la chef du service de recrutement du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Levesque.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent avait pourtant embauché 1952 employés du 1er juin 2020 au 19 février 2021.

«La majorité de nos embauches, c’est beaucoup de gens qui ont postulé via Je Contribue pour venir prêter main-forte au réseau pendant la pandémie», a indiqué Isabelle Levesque.

Mais 1153 employés ont également quitté leur poste pendant ces dix mois. De ce nombre, on compte 618 départs dans la catégorie du personnel paratechnique, services auxiliaires et métiers, et près de 140 départs dans le personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires.

«Les personnes qu’on engage, malheureusement, elles arrivent dans des équipes de travail qui sont déjà épuisées», a précisé à TVA Nouvelles la présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) du Bas-Saint-Laurent, Cindie Soucy.

De nombreux employés auraient par ailleurs quitté le réseau de la santé par désenchantement, a avancé Yannick Proulx, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

«Les gens ont extrêmement déchanté quand ils ont vu que ce qu’on leur promettait n’était pas le cas.»

Le nombre de postes à combler est d’ailleurs plus élevé que celui de l’été passé, alors que le réseau cherchait 203 employés en février dernier, dont 40 pour les soins infirmiers et cardio-respiratoires, contre 138 postes qui étaient vacants en juin 2020, avec 33 en soins infirmiers et cardio-respiratoires.

La FIQ tente pourtant de convaincre le CISSS du Bas-Saint-Laurent de mettre en place des conditions de travail attirantes afin de recruter et de maintenir la main-d’œuvre dans la région.

«Ça fait plusieurs années que l’on discute avec le CISSS pour améliorer les postes d’embauches», a insisté Mme Soucy.

Si les postes qui attirent sont toujours pourvus rapidement, ce qui est offert n’est pas suffisamment intéressant pour attirer de la main-d’œuvre, a ajouté Yannick Proulx.

«La majorité des postes qu’on a affichés dans les dernières années, c’est des bouts de postes, ou des postes avec une composante volante», a ainsi expliqué le conseiller syndical du SCFP.

Et la pénurie de main-d’œuvre qui frappe tous les domaines n’aide aucunement le réseau de la santé, mais la faute ne pourrait pas être seulement mise sur cette situation pour expliquer autant de départs et de postes vacants, d’après plusieurs syndicats.

«On ne peut pas tout mettre ça sur le dos de la pénurie de main-d’œuvre, si on offre de bonnes conditions de travail, on va en avoir, des gens», a confirmé Cindie Soucy.