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Bond au classement pour Leylah Annie Fernandez

Bond au classement pour Leylah Annie Fernandez
Photo AFP

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Grâce à sa victoire au tournoi de Monterrey dimanche, le premier titre de sa carrière sur le circuit de la WTA, la Québécoise Leylah Annie Fernandez a gagné 16 rangs au classement pour s’établir à la 72e place.

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La jeune joueuse de 18 ans a battu en finale la Suissesse Viktorija Golubic en deux manches de 6-1 et 6-4. Lors de ce tournoi au scénario rêvé pour la Lavalloise, Fernandez n’a pas perdu la moindre manche.

Chez les autres tenniswomen canadiennes, Bianca Andreescu a conservé son neuvième rang avec la mise à jour du classement de la WTA de lundi.

La Montréalaise Eugenie Bouchard a quant à elle perdu deux rangs, et elle est désormais la 118e raquette mondiale.

Chez les messieurs, Félix Auger-Aliassime demeure au 18e échelon, suivi de près par Milos Raonic (19e). C’est Denis Shapovalov qui reste le meilleur joueur canadien de l’ATP, étant désormais 11e, une progression d’un rang.

Finalement, Vasek Pospisil a reculé de deux places pour s’établir en 67e position.

«Beaucoup de belles choses» en vue pour Leylah Annie Fernandez

L’entraîneur national de Tennis Canada, Sylvain Bruneau, croit que l’association de Leylah Annie Fernandez avec l’instructeur Romain Deridder conclue l’an dernier explique en partie sa belle progression au sein de la WTA, ajoutant que le meilleur reste à venir pour elle.

La joueuse de 18 ans n’a pas perdu une seule manche au tournoi de Monterrey, en route vers le premier titre de sa carrière sur le circuit professionnel, dimanche.

À 18 ans, la Québécoise démontre qu’elle est en pleine ascension, à l’instar des 16 bonds qu’elle a faits au classement mondial hebdomadaire le lendemain de son sacre. Rien de tout cela n’est le fruit du hasard, selon Bruneau.

«Romain fait un excellent travail, a-t-il analysé à l’émission Salut Bonjour de TVA, lundi matin. C’est une force sûre auprès d’elle. Il la fait jouer tôt, mais continue de miser sur les variations de jeu.»

«Leylah est très difficile à affronter. Elle s’empare de la balle très rapidement et fait beaucoup de variations. Il a aussi une bonne influence sur le plan de sa confiance.»

Le père de Fernandez, Jorge, est toujours impliqué dans son développement, mais s’implique davantage auprès de la sœur de la joueuse, Bianca. «Il ne peut être partout», a souligné Bruneau.

Pas de congé

Pour revenir à la 72e joueuse mondiale, elle ne chôme pas. Après avoir pris l’avion en direction de Mexico en fin de soirée, elle a voyagé en Floride lundi matin. Elle devait amorcer en après-midi ses qualifications pour le tournoi de Miami, où elle avait rendez-vous avec la Roumaine Mihaela Buzarnescu.

Une fois sur les lieux du tournoi, elle devait se soumettre à un prélèvement de COVID-19 avant de pouvoir s’entraîner sur le terrain et jouer en fin de journée.

«Ce sont des changements de conditions et des changements de balle. Ce n’est pas facile avec la fatigue et tout. [...] Ce n’est pas une préparation facile!»

Après Miami, Fernandez devrait participer à des tournois importants de la WTA, laisse entendre Bruneau.

«Elle est tellement motivée et déterminée, cette joueuse-là. Ce sera très intéressant de voir comment elle va évoluer. Beaucoup de belles choses peuvent se passer», a-t-il résumé.