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Fermeture de deux RPA à Trois-Rivières: des surveillants contredisent le CIUSSS

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Près d’un mois et demi après l’ordonnance d’évacuation de deux RPA de Trois-Rivières, à 48 heures d’avis, des surveillants du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, dépêchés dans les deux ressources pendant six mois, se sont confiés sur la situation.

Leur récit vient ainsi contredire la version donnée par les autorités sanitaires pour justifier la relocalisation urgente des aînés.

«Plusieurs mois, huit heures par jour, des fois je ne prenais pas ma pause, parce que c’est peut-être pendant ma pause que ça arrive, mais non!», a déclaré l’une des surveillantes, qui a été recruté par le biais de la plateforme Je contribue.

«Il y avait un beau climat, les résidents étaient proches d’elle», a relaté une autre, en parlant de la propriétaire des deux résidences.

Si tous n’ont pas voulu s’adresse directement, leur verdict est tout de même unanime.

«Je ne sais pas pourquoi on s’est acharné sur ces deux résidences-là, alors qu’il y a des CHSLD où les gens nous demandent de les aider à mourir», a lancé l’une des surveillantes.

Les RPA de la Mauricie et du Centre-du-Québec affirment pour leur part vouloir favoriser le dialogue entre les différents partenaires.

«Faut pas trop dépenser d’argent à inspecter, mais plutôt à donner des soins, et ces soins-là, il y a des gens du réseau qui viennent dans les résidences, ces gens-là voient la qualité des services, s’ils s’aperçoivent qu’il y a des situations problématiques, ils vont le noter à ce moment-là», a soutenu son porte-parole, Richard Maziade.

S'il y a un problème que les surveillants du CIUSSS disent avoir constaté, c'est celui de tensions qui sévissaient entre la propriétaire des résidences et certains de ses employés.

«J’ai entendu parler carrément de vengeance... "on va lui faire perdre sa certification"», a relaté une surveillante, qui soutient avoir reçu les confidences d’anciens employés mal intentionnés.

Le CIUSSS refuse de commenter davantage la situation, martelant que le processus d’enquête a été mené de façon rigoureuse.

Rappelons que plus d’une douzaine de plaintes avaient été formulées à l’endroit des deux résidences depuis 2019 et que 52 éléments de non-conformité avaient été relevés, dont une dizaine relatifs à la santé et la sécurité des résidents.

Un aîné était également décédé trois semaines après son déménagement, ses proches attribuant la détérioration rapide de son état de santé à sa relocalisation forcée.