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«Le bordel de poupées sexuelles doit fermer»

Des voisins sont consternés par une maison close exploitée sous leurs pieds

«Le bordel de poupées sexuelles doit fermer»
Francis Pilon

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Des familles se disent sous le choc d’apprendre qu’un bordel de poupées sexuelles est exploité dans l’immeuble où elles habitent avec leurs enfants mineurs et demandent à la Ville de Longueuil de fermer ce commerce sur-le-champ.

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« Jamais je n’aurais pu imaginer ça. On est dans un immeuble avec plein d’enfants. Comment peut-on ouvrir une entreprise comme ça ici sans penser aux familles ? » dénonce Paola Garcia, une mère de deux jeunes mineurs qui habitent au-dessus du bordel situé à Greenfield Park.  

Paola Garcia et sa famille habitent au-dessus de celui où une maison close de poupées sexuelles est exploitée à Longueuil.
Photo Francis Pilon
Paola Garcia et sa famille habitent au-dessus de celui où une maison close de poupées sexuelles est exploitée à Longueuil.

Mme Garcia et ses voisins ont appris en lisant Le Journal dimanche qu’une entreprise loue à des clients une chambre avec des poupées sexuelles dans l’immeuble résidentiel où ils habitent. Le propriétaire d’une compagnie à numéro, Kaïs Chedli Latiri, est celui qui offre ce service au grand public. 

« Des voisines d’autres immeubles m’ont appelée pour m’avertir que ce commerce-là était en dessous de chez moi. Elles m’ont dit de faire attention et de surveiller mes enfants », s’inquiète Paola Garcia. Elle demande maintenant à ce que l’entreprise soit évincée du bâtiment où elle vit. 

Youcef Berrouche, un père de trois enfants de moins de 10 ans, cherche quant à lui un autre logement depuis qu’il a appris pour le bordel de poupées érotiques dans son immeuble.

« Si je trouve demain matin ailleurs, je quitte. Je ne peux pas rester avec ma femme et mes enfants ici. Je ne sais pas quel genre de clients va là-dedans. [...] Le bordel de poupées sexuelles doit fermer », s’insurge M. Berrouche. 

Il se dit aussi furieux puisqu’il a vu le propriétaire de l’entreprise utiliser les laveuses et les sécheuses de la buanderie que les locataires partagent entre eux.  

«Le bordel de poupées sexuelles doit fermer»
Francis Pilon

« Ça veut dire que je lave les vêtements de mes enfants depuis des années dans les mêmes laveuses [que celles] avec le sperme et autres maladies de ses clients. C’est vraiment dégoûtant », exprime Youcef Berrouche.  

La ville réagit

Le porte-parole de la Ville de Longueuil, Carl Boisvert, indique au Journal que les autorités interviendront sous peu dans cette affaire. 

« La Ville émettra un avis d’infraction pour non-conformité de l’usage des logements en lien avec le zonage. Parallèlement [...], des vérifications sont en cours afin de s’assurer que ces activités sont toujours considérées comme non criminelles », affirme M. Boisvert.