/misc
Navigation

Nous voici rendus à la vague de la jalousie

Coup d'oeil sur cet article

Le Québec résistera-t-il à la troisième vague ? Je l’ignore, mais nous venons certainement d’entrer dans la vague de l’envie.

Après le « ça va bien aller », après le « ras-le-bol », nous venons de plonger dans le « pourquoi lui et pas moi ».

Jusqu’ici, cette jalousie était réprimée. 

Quand Montréal a eu droit à la part du lion des vaccins, début mars, les régions se sont montrées magnanimes. Il fallait à tout prix freiner les requins des variants qui menaçaient la métropole.

Mais la patience a ses limites. L’arrivée du printemps a ouvert la porte à ce que l’on gardait bien enfoui : la convoitise.

Le bras de fer des couleurs

La charge du leader parlementaire du PQ contre la santé publique a donné le coup d’envoi de cette nouvelle réalité.

Injustice que le Bas-Saint-Laurent ne soit pas passé au jaune, alors que la Gaspésie voisine et la Côte-Nord ont eu droit à cette délivrance ultime.

Les explications de la Santé publique n’ont pas calmé les ardeurs, au contraire.

Finie l’époque où les régions du Québec étaient unies dans la grande guerre contre la Covid. Dorénavant, c’est chacun pour soi, le coût économique est devenu trop prohibitif.

Le passe-droit du vaccin

La situation n’est guère mieux à Montréal.

La décision de vacciner en priorité les parents de deux quartiers chauds a semé son lot d’amertume.

L’affrontement est moins public. Ce n’est pas bien vu de céder aux préjugés et se plaindre que «des communautés qui n’ont pas respecté les règles passent avant les citoyens disciplinés». Pourtant, combien le pensent tout bas?

Ici aussi, le bien commun a pris le bord. Le prix de l’isolement sanitaire est trop élevé pour la santé mentale. 

La lumière a beau être au bout du tunnel, la cohésion sociale s’envole en fumée.