/entertainment/shows
Navigation

Une vie littéraire toujours pertinente

Le spectacle est à l’affiche quatre soirs au Périscope

Mathieu Arsenault
Photo courtoisie, Arnaud Lepoutre L’auteur Mathieu Arsenault relancera les activités du théâtre Périscope, devant public, mercredi soir, avec le spectacle La vie littéraire.

Coup d'oeil sur cet article

Créé en 2017 à la Maison de la littérature à Québec, le spectacle théâtral La vie littéraire pourrait avoir perdu de sa pertinence. Ce n’est pas du tout le cas.

L’œuvre de Mathieu Arsenault, qui est une réflexion sur les paradoxes que l’on retrouve dans les milieux littéraires, est de passage au théâtre Périscope, à partir de mercredi soir, pour quatre représentations.

« Le Huffington Post a fermé ses portes et plusieurs librairies ont fait de même au cours de la dernière année. La pandémie nous a donné l’impression que les choses ont changé, mais l’industrie culturelle qui survit est revenue avec tous les défauts que je critiquais dans La vie littéraire », déclare l’auteur, au bout du fil.

Mathieu Arsenault, qui défend, sur scène, cette prise de parole, indique que les choses n’ont pas changé.

« Les palmarès, les top-10 des meilleurs romans et le retour en force des vedettes littéraires et d’une littérature beaucoup plus mainstream sont revenus. La poésie est mise de côté tout comme la littérature, plus compliquée, qui cherche à réfléchir sur l’art », a-t-il fait remarquer.

La vie littéraire a commencé à prendre forme six ans avant la parution du livre en 2014. 

« Je me promenais dans les événements littéraires et je me posais des questions sur le sens de tout ça. Je voyais des gens consacrer toute leur vie à la littérature dans une industrie qui va un peu à l’encontre de l’intégrité en littérature, avec une mise en marché de la personnalité des auteurs, au détriment des livres et de ce qu’ils ont à dire », a-t-il ajouté.

Baptême théâtral

La vie littéraire, qui mélange fiction, enquête, conférence et performance physique, est aussi une prise de parole sur l’industrie culturelle, nos habitudes de consommation et les réseaux sociaux.

« C’est un monologue au rythme effréné de 50 minutes qui ressemble à un spectacle de stand-up, mais pas de type humoristique. L’accent est mis sur l’intensité de ce que l’on dit plutôt que de chercher à faire rire », a-t-il fait savoir.

L’auteur des livres Albums de finissants et Vu d’ici avait déjà fait des lectures publiques dans des bars et des maisons de la culture, mais il a vécu, avec La vie littéraire, un baptême théâtral.

« C’est la première fois que j’apprenais un texte par cœur. L’expérience est très différente que de faire une lecture dans des bars où il faut aller chercher l’attention et la garder. Au théâtre, les gens écoutent. On peut créer des silences et jouer avec les émotions et l’intensité. Ce qui est impossible à faire dans un bar », a-t-il conclu.