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L'Estrie ne repassera pas en zone jaune bientôt

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Simon Clark/Agence QMI

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Le nombre de cas de COVID-19 a beau être en baisse constante depuis plus d'un mois et demi, tout comme le nombre d'hospitalisations, les Estriens ne doivent pas s'attendre, du moins à court terme, à ce que la région passe de l'orange au jaune. 

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C'est ce qu'a annoncé mercredi matin le directeur de la Santé publique de l'Estrie, le Dr Alain Poirer. Non seulement le nombre de cas à la hausse dans certaines régions est un bon indicateur qui dicte la prudence, mais la menace des variants est toujours présente.

D'ailleurs en Estrie, en ce moment, près de 20 % des cas recensés sont des variants. Il y a cinq semaines, ce taux était de 3 %.

«Il faut poser un regard sur l'ensemble des régions, pas juste sur le nôtre, a-t-il expliqué. On voit l'augmentation des cas au Saguenay, en Outaouais et même dans Chaudière-Appalaches, donc depuis quelques jours même ces régions qui faisaient mieux que nous lorsqu'on est passé en zone orange ont des cas.»

Pas de deuxième dose pour ceux qui ont eu la COVID-19

Jusqu'à maintenant, plus de 42 000 personnes ont été vaccinées en Estrie.

Le Dr Alain Poirier a aussi confirmé que tous ceux qui ont déjà contracté la COVID-19 n'auront pas de deuxième dose puisque les anticorps qu'ils ont développés leur assureraient déjà une certaine immunité.

«De façon générale, tous les experts disent que d'avoir fait la maladie ça nous donne une protection. À quel degré? Les gens qui ont très peu de symptômes semblent développer moins de sécurité, moins de protection de sorte que la consigne du Comité d'immunisation du Québec c'est que ces gens aient une première dose qui, pour eux, sera l'équivalent d'une deuxième dose.»

Des policiers vaccinés par erreur

Les autorités de la Santé publique ont aussi admis avoir ouvert, par erreur, la vaccination aux policiers de la région.

Au cours des derniers jours, plusieurs policiers, entre autres du Service de police de la Ville de Sherbrooke et de la Régie de police de Memphrémagog, ont reçu une première dose du vaccin. La Santé publique de l'Estrie les a considérés comme de premiers répondants.

Or, il semble que leur définition d'un premier répondant n'était pas adéquate.

«Du point de vue des groupes prioritaires, notamment de préhospitalier, on avait pris le temps de bien analyser les descriptions de premiers répondants qui correspondaient au groupe qui arrivait avant les ambulanciers», a expliqué le directeur de la campagne de vaccination en Estrie, Jean Delisle.

«Le ministère nous a dit qu'on était trop large dans notre définition alors on doit se repositionner», a-t-il ajouté.

Les autorités demandent donc aux policiers qui ont un rendez-vous pour se faire vacciner de l'annuler.

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