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Plus de 6000 emplois à pourvoir d’ici 2024 dans l'industrie de l'assurance

L’industrie offre plusieurs emplois d’avenir alors qu’elle se modernise à la vitesse grand V

(PHOTO DIANE TREMBLAY)
Michel Verreault, directeur général
Photo Diane Tremblay Michel Verreault, DG de Puissance Onze, soutient qu’il existe des centaines d’emplois à pourvoir, en particulier dans la région de la capitale nationale, où l’on note une forte présence de sièges sociaux de compagnies d’assurance.

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L’industrie de l’assurance, qui a plus de 6000 postes à pourvoir d’ici trois ans au Québec, n’est plus ce qu’elle était. Aujourd’hui, elle carbure à l’ère du numérique. Sites conviviaux, soumissions et réclamations en ligne, présence sur les médias sociaux, son image a fait l’objet d’une cure de jouvence qui a ouvert la voie à toute une panoplie de professions tournées vers l’avenir.

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« Lorsqu’on parle d’assurance, souvent, les gens imaginent un vendeur avec sa valise », décrit Michel Verreault, directeur général du Centre de développement en assurances et services financiers Québec-Chaudière-Appalaches (CDASF), aussi connu sous le nom de Puissance Onze.

« Ce préjugé-là est très présent. Ce que les gens connaissent moins, c’est tous les métiers et professions que l’on retrouve dans l’industrie et qui sont très avant-gardistes », ajoute-t-il. 

Selon la Coalition pour une relève en assurance de dommages, l’industrie a un besoin urgent de renouveler sa main-d’œuvre. Dans la région de Québec, que l’on surnomme encore la « Hartford du Nord » à cause de l’importance du secteur des assurances, on estime qu’il y a plus de 2500 postes à pourvoir annuellement, en assurance de dommages et en assurance de personnes.

« Il y a une accélération, dans toutes les compagnies, de l’intégration des plateformes numériques dans l’ensemble de la chaîne de valeur, que ce soit en marketing, en développement de produits, en souscription, en ressources humaines. Ça amène l’automatisation des processus d’affaires, la modernisation des systèmes technologiques et l’utilisation de données numériques. »

Créé en 2007, le CDASF comptait à l’époque onze compagnies d’assurance. Aujourd’hui, avec les fusions et les regroupements, elles sont quatre, mais elles génèrent à elles seules 23 500 emplois au Canada, dont 48 % dans la grande région de Québec, incluant Lévis. Près de 65 % des employés sont des femmes, alors que 47 % du personnel a moins de 40 ans. Le salaire moyen (incluant les bonis) est de 76 000 $ par année.

Une liste de 80 professions

Le CDASF, en collaboration avec ses membres, a établi la liste des 80 professions qui gagnent à être connues dans le domaine de l’assurance.

« Les compagnies sont toujours en recrutement, ce n’est pas compliqué ! », lance M. Verreault. 

Les agents d’assurance de dommages, les experts en sinistre, les agents en gestion de dossiers invalidité, les agents au service à la clientèle, etc., sont en demande constante. 

Toutefois, au cours des dernières années, on a vu apparaître des professions plus spécialisées comme conseiller en sécurité Cloud, analyste en intelligence d’affaires, conseiller en gouvernance de données et conseiller en analytique web et cybermétrie, pour ne nommer que celles-là.

Préoccupations linguistiques

Bien qu’il y ait eu des progrès sur le plan du recrutement de la main-d’œuvre bilingue, ce sujet reste un enjeu dans la région de Québec, rappelle M. Verreault. 

« La situation s’est améliorée, mais le défi demeure présent. Québec, ce n’est pas Montréal », dit-il.

« Il y a une préoccupation qui a été soulevée dans les dernières semaines, lorsque M. Legault a mentionné qu’il faudrait que nos étudiants se dirigent vers les cégeps français et pas nécessairement les cégeps anglais. J’ai eu l’occasion d’échanger avec des dirigeants de l’industrie et la réaction a été de dire que si on n’est pas en mesure d’avoir une main-d’œuvre suffisamment bilingue, on va délocaliser. On va les prendre à Ottawa. Les gens se disent préoccupés par ce commentaire-là », a rapporté M. Verreault. 

« Lorsque la CAQ se positionne par rapport au volet linguistique, il n’y a personne qui est en désaccord avec ça, mais il faut juste être prudent. Il y a des compagnies qui ont besoin de main-d’œuvre bilingue parce qu’elles travaillent hors Québec, en Amérique du Nord, aux États-Unis », a affirmé le directeur général du CDASF.

Puissance Onze   

  • Date de fondation : 2007   
  • Activités : Organisme sans but lucratif    
  • Membres : Beneva, iA Groupe financier et iA Assurance auto et habitation, Desjardins Assurances et Promutuel Assurance.   
  • Nombre d’employés : le nombre total d’employés des organisations membres de Puissance Onze est de 23 500 personnes, dont 11 200 travaillent dans la grande région de Québec, incluant Lévis.    

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