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Quand le Canada ne nous ressemble plus

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Dans ce pays, Ottawa nous donne parfois l’impression d’être loin, très loin de nous.

Commençons par Amir Attaran, ce professeur d’Université d’Ottawa qui s’amuse, tel un troll sur les médias sociaux, à insulter les Québécois avec une violence inouïe.  

Le Québec, pour cette caricature canadienne, serait une honte pour le Canada. Un résidu ethnique incapable de reconnaître le racisme dans sa société, épris d’un penchant pour le suprémacisme blanc.

Peu importe la généralisation, l’enflure verbale et la haine assumée, un député néo-démocrate, Matthew Green, a décidé d’applaudir les propos du prof plutôt que de le rabrouer. 

Devant cela, le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a soutenu timidement son député, n’exigeant pas qu’il s’excuse. 

Triste pays, qui du haut de sa splendeur, perpétue le sentiment de mépris envers les Québécois. Triste manière de promouvoir la tolérance en utilisant l’intolérance. Triste façon de faire fuir les alliés naturels du progressisme. 

Il y a ces réactions désolantes, mais il y a aussi l’absence de réactions de l’élite médiatique canadienne, du Globe and Mail au National Post, qui fatigue. Le silence radio y règne.

Ces médias, qui nous donnent parfois l’impression que les Anglo-Québécois vivent dans un goulag linguistique, ne semblent jamais véritablement disposés à dénoncer la francophobie vécue au Canada. 

À droite

On se sent loin d’Ottawa lorsqu’on regarde à gauche, mais aussi lorsqu’on regarde à droite.

À l’occasion du congrès conservateur, une majorité de délégués ont rejeté une motion voulant reconnaître la réalité des changements climatiques. Les conservateurs québécois, attachés au pragmatisme fiscal et à un fédéralisme décentralisé, doivent se sentir bien seuls dans ce parti dinosaure. 

Voilà donc qu’au Canada, en 2021, le principal parti prétendant renverser le gouvernement, celui qui forme l’opposition officielle et récolte 30 % dans les sondages, est encore pris dans une discussion à savoir si les changements climatiques sont une réalité.

Il y a des semaines, comme celle-ci, où on se sent dans un autre pays, complètement.