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Vague de jeunes femmes au municipal

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Le phénomène est trop récurent pour ne pas le remarquer, notamment parce qu’il tranche avec nos idées préconçues, mais il y a une vague de jeunes femmes qui se préparent à briguer les suffrages pour prendre la mairie des grandes villes à l’automne.

C’est d’autant plus intéressant qu’elles ont une multiplicité de bagage d’expérience dans le monde politique.

Les grandes villes

Catherine Fournier serait candidate à Longueuil. Indépendantiste, sa rupture avec le PQ la prive d’un véhicule pour rester en politique québécoise, mais c’est sous l’acclamation qu’elle semble se diriger vers la mairie.

À Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette se propose pour remplacer Maxime Pedneault-Jobin, après avoir siégé comme conseillère sous sa direction pendant un mandat.

À Sherbrooke, la cheffe de l’opposition Évelyne Beaudin a eu trop souvent maille à partir avec l’actuelle administration, à qui elle reprochait son manque de transparence, pour ne pas tenter sa chance et faire valoir sa façon de voir.

Alliée dans son combat pour que les oppositions municipales soient mieux protégées par la loi, Virginie Proulx s’apprête à en faire de même à Rimouski.

À Québec, Jackie Smith en est à édifier Transition Québec, une solution de rechange progressiste jusqu’ici ignorée par les médias. Elle aura fort à faire pour se faire connaître, mais l’initiative mérite d’être soulignée.

  • Écoutez la chronique de Claude Villeneuve sur QUB radio:

Évolution

Quels que soient les chances et les mérites de chacune de ces candidates, leurs ambitions prennent l’allure d’une bouffée d’air frais, dans un monde municipal qu’on croyait sclérosé il y a dix ans. Le règne des messieurs aux enveloppes brunes a-t-il fait son temps ?

Est-ce un effet Valérie Plante ? Face à la difficulté de convaincre les femmes de faire le saut en politique, on répète depuis longtemps qu’il faut des modèles forts.

À la fin, les citoyens voteront pour la personne avec laquelle ils seront en confiance pour améliorer leurs services tout en gardant leurs taxes basses, quel que soit son sexe. Il faut néanmoins saluer cette évolution qui pousse plus de jeunes femmes à ne pas craindre d’avoir à sacrifier leur personnalité pour plonger dans la bataille pas toujours élégante qu’est la politique municipale.