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Amir Attaran mérite l’Ordre du Canada

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PHOTO COURTOISIE

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Le Pr Amir Attaran ne doit pas simplement recevoir le titre de membre ou d’officier de l’Ordre du Canada, la plus haute décoration honorifique du pays. À titre exceptionnel, il doit être fait Compagnon de l’Ordre du Canada, le plus haut niveau de distinction, parce qu’il a fait preuve d’une opiniâtreté exceptionnelle pour défendre les valeurs canadiennes que les Québécois souillent par leur simple présence au pays. Que dire? On devrait créer pour lui l’insigne honneur de Grand Chancelier de l’Ordre du Canada.

Qui d’autre que lui a eu le courage de refléter ouvertement ce que la majorité anglophone du Canada pense des Québécois? Il incarne parfaitement le peuple canadien qui, tout au long de son histoire, n’a manifesté que magnanimité, ouverture d’esprit, compassion et tolérance envers tous les groupes ethniques et culturels qu’il a accueillis les bras ouverts, des Acadiens aux Japonais, sans oublier les Béothuks terre-neuviens.

Honte à la couardise du recteur Jacques Frémont de l’Université d’Ottawa, qui n’a pas eu le courage de s’associer à Attaran dans sa dénonciation des Québécois. C’est ce que le Canada anglais attendait de lui. Frémont devrait présenter ses excuses pour s’être si lâchement comporté. Indigne d’un ancien président de la Commission des droits de la personne du Québec pourtant parfaitement au courant des tares qui affligent les Québécois et leur attirent l’opprobre justifié des Canadiens.   

Choquante par sa banalité, la déclaration de Justin Trudeau: «En tant que Québécois, je suis toujours désolé quand des gens essaient de propager des déclarations-chocs pour irriter, pour avoir un peu de publicité.» Justin renie ainsi l’attitude de son père qui avait fait de cette approche un des leitmotive de sa carrière politique. «Just watch me», avait-il lancé en 1970, avant de mettre 497 Québécois innocents en prison.

Comment Justin Trudeau peut-il se désolidariser d’Attaran, un fier Canadien qui se sacrifie pour le pays, drapé dans l’unifolié, essuyant ses chaussures avec le fleurdelisé? On attendait de lui un appui inconditionnel à ce valeureux Canadien dans la droite lignée de son père.

Inacceptable, aussi, que les têtes d’affiche du Parti conservateur aient aussi peur que Trudeau de prendre parti pour celui qui est devenu le porte-parole de son peuple, symbole de l’unité nationale canadian vis-à-vis du Québec. Bon, il faut comprendre qu’Attaran a eu un petit différend avec les conservateurs, qu’il accuse d’être le parti des ignorants. Ils lui ont d’ailleurs déjà reproché d’être dans la poche des libéraux.

Mériterait aussi une nomination à l’Ordre du Canada le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh. Il n’a pas craint de se porter à la défense de son député Matthew Green, qui a salué Attaran pour avoir «maintenu le cap contre le racisme qu’il voit se perpétuer au Québec». Le seul député néo-démocrate au Québec, Alexandre Boulerice, n’a pas pris de risque. Il y est d’abord allé, lui aussi, de son appui à Green, qu’il a cru devoir, par faiblesse de caractère, atténuer d’une condamnation «pro forma» d’Attaran.

Mais où sont donc les autres députés libéraux et conservateurs du Québec? Je m’attendais de leur part à un élan de ferveur pour Amir Attaran, si injustement traité pour avoir osé dire aux Québécois leurs quatre vérités. Comment peuvent-ils accepter de représenter leurs électeurs québécois, recroquevillés peureusement dans leur minable «Alabama du Nord» dirigé par un gouvernement de «suprémacistes blancs»? Allez, les gars et les filles, démissionnez! C’est le geste que le Canada anglais attend de vous, par solidarité avec ce grand Canadien.

J’espère que l’affaire Attaran n’en restera pas là. Un vaste mouvement populaire devrait se manifester dans les provinces et territoires canadiens pour que, dans un premier temps, on donne refuge aux personnes qui fuient le «racisme systémique» des Québécois, avant d’initier des démarches politiques pour exclure le Québec de la Confédération canadienne.