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Barriault a des choses à prouver

Le combattant québécois renoue avec l’UFC samedi à Las Vegas

Marc-André Barriault n’avait pas ménagé Adam Hunter en septembre 2018 lors d’un gala présenté au Centre Vidéotron à Québec.
Photo d’archives Marc-André Barriault n’avait pas ménagé Adam Hunter en septembre 2018 lors d’un gala présenté au Centre Vidéotron à Québec.

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La suspension de neuf mois pour dopage de Marc-André Barriault est terminée. Il veut maintenant mettre cette mésaventure derrière lui. Le Québécois aura une belle occasion de tourner la page, samedi, alors qu’il affronte le Marocain Abu Azaitar dans un gala de l’UFC présenté à Las Vegas.  

Un duel d’une importance capitale pour la carrière de l’athlète de Gatineau (11-4). Il sait très bien qu’il aura des choses à prouver contre Azaitar (14-2-1) qui revient également d’une suspension pour dopage.  

« À compter de maintenant, tout ce que je fais, je le fais pour moi, a indiqué Marc-André Barriault au Journal de Montréal. Je suis un peu au pied du mur et je sais qu’il n’y a rien de garanti. 

« Pour le dopage, je ne suis pas le premier ni le dernier qui va avoir ce type de bad luck. Moi et Azaitar serons le premier combat de la soirée. Lorsque j’ai appris la nouvelle, ça m’a juste rappelé d’où je suis parti. »

Partir en force

Au cours de la dernière année, Barriault a vécu plusieurs épreuves. Il a décidé de prendre les choses en main et de faire une introspection sur ses objectifs de vie. 

Il sait qu’il devra adopter une nouvelle approche pour son duel contre Azaitar.

« Je sais que je vais devoir sortir en force pour éviter une mauvaise surprise dans le verdict. Je veux démontrer dès le départ que je suis la bête la plus affamée dans l’octogone. 

« Je ne veux pas être en réaction, mais en action. Je veux être le premier à mordre. »

Son gérant Stéphane Patry lui a demandé de démarrer son duel comme Charles Jourdain a terminé le sien il y a deux semaines. Le Québécois est sorti en lion contre Marcelo Rojo au troisième round pour l’emporter par knock-out technique. 

À quoi peut-il s’attendre d’un adversaire comme Azaitar ? 

« Il aime commencer ses combats en force comme s’il avait peur de faire face à l’adversité. Il est très large dans ses coups. Ce n’est pas un gars méthodique. C’est dangereux parce qu’il peut t’atteindre avec un coup que tu ne t’attends pas. Je crois qu’on va se rencontrer assez rapidement. »

Camp en Floride

Barriault a tout mis en place pour livrer une performance convaincante contre Azaitar. 

Il a notamment passé un mois au gymnase Sanford MMA à Deerfield Beach, en Floride. 

« La Floride est un état plus permissif dans les gyms, a expliqué Barriault. Il y avait plusieurs gars de ma division de poids et de bons entraîneurs. C’était une préparation idéale. »

Il a surtout pu avoir du sparring de qualité. Le Québécois a notamment mis les gants avec Anthony « Rumble » Johnson (22-6) durant son séjour à ce gymnase. 

« C’est un gars épeurant quand tu l’as devant toi. Par la suite, il n’y a plus grand-chose qui peut te faire douter. Quand je suis arrivé à Deerfield, je sentais que j’avais besoin de nager avec les gros requins comme lui. » 

S’il a décidé de finir son camp en Floride, c’était aussi pour repousser ses limites. 

« Quand j’arrivais là, je savais que ce n’était pas mon gymnase. Tous les combattants veulent la même affaire et on veut tous percer. Lorsque la cloche sonnait pour les rounds d’entraînement, mon sentiment intérieur ressemblait beaucoup à celui d’un combat. Je l’ai vécu tous les jours. »