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Justin a besoin du Québec pour gagner

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Comme dit le dicton : « jamais deux sans trois ». Est-ce que nous verrons François Legault et Justin Trudeau ensemble de nouveau lundi prochain pour faire une annonce ?

Probablement pas, mais les deux dernières conférences de presse Legault-Trudeau nous montrent à quel point le Québec va jouer un rôle crucial dans la stratégie du Parti libéral.

La politique, c’est toujours mathématique. 

Des gains

Avec le budget qui sera présenté le 19 avril, une fenêtre va s’ouvrir pour un déclenchement d’élections en mai pour un vote au début juin à moins que l’incertitude envers l’approvisionnement en vaccins s’accentue au cours des prochains jours.

Si M. Trudeau lance le pays en campagne électorale en pleine pandémie ce printemps ou plus tard cet automne avant la fin de la vaccination, c’est pour une seule raison, avoir une majorité.

Il devra la déclencher lui-même, car les partis d’opposition ont très peu d’appétit pour une élection.

Les stratèges libéraux savent qu’il sera difficile de gagner davantage de sièges en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique. M. Trudeau pourrait faire quelques gains dans l’Ouest, mais pas assez pour avoir sa majorité.

Ainsi, M. Trudeau devra aller chercher une dizaine de sièges supplémentaires au Québec.

Le Bloc québécois aide et nuit aux rouges. Les libéraux aiment mieux des comtés bloquistes que conservateurs, mais les bloquistes peuvent leur voler des comtés.

La variable Legault

En 2019, le premier ministre du Québec avait une longue liste d’épicerie à saveur nationaliste. Il sera intéressant de voir si M. Legault utilisera la même stratégie lors de la prochaine campagne.

Tous les partis devront composer avec la liste de M. Legault. Si elle est à saveur nationaliste, elle viendra aider le Bloc québécois.

Cependant, si elle est à saveur post-pandémie, les libéraux et conservateurs pourront plus facilement lui répondre positivement.

Comme l’a dit souvent François Legault : « on verra ».