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Le dragon de l’indépendance pourrait se réveiller

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Vous pensiez le dragon de l’indépendance du Québec endormi pour de bon ? Vous pensiez que le prince charmant Trudeau allait lui susurrer des mots doux à l’oreille pour maintenir son sommeil jusqu’à la mort ? Détrompez-vous : des épouvantails comme Amir Attaran surgissent et, à force de piquer la bête, ils risquent de la réveiller.

En 1980, il y a eu défaite référendaire ; le dragon s’est assoupi. Pendant son sommeil, le gourou Trudeau (père de notre actuel prince charmant) en a profité, deux ans plus tard, pour trahir le Québec en modifiant la charpente constitutionnelle du Canada de manière à nier sa réalité nationale.

Le dragon a ouvert un œil et, en élisant les Bleus de Bryan Mulroney en 1988, il a tenté de réparer la trahison de Trudeau père grâce à l’Accord du lac Meech. Lorsque cet accord a échoué en 1990, le deuxième œil du dragon s’est ouvert. En 1995, il a craché le feu... mais pas suffisamment, hélas !

  • Écoutez la chronique de Gilles Proulx au micro de Richard Martineau sur QUB radio:

Speak Woke

Cette défaite de 1995 n’a pas seulement endormi le dragon : elle l’a plongé dans le coma.

Rusé et « ratoureux », le fédéralisme canadien est passé en un quart de siècle du Speak White au Speak Woke. L’increvable arrogance anglo-saxonne s’est transformée de manière à perpétuer la tradition de nous abreuver d’insultes en anglais ! 

Élixir

Le plus illustre représentant de l’Université d’Ottawa, Amir Attaran, et son cortège de majorettes orange (NPD ou Québec solidaire) s’imaginent sans doute qu’ils vont achever la vieille picouille en phase terminale à force de cogner dessus. Au contraire, cette haine qu’ils distillent et ce venin qu’ils crachent pourraient s’avérer l’élixir capable de tirer le dragon du Québec de sa léthargie. Le pire, c’est que ça risque de les surprendre ! 

Quoique si j’écoute mon pessimisme, je me dis que nos contempteurs ont peut-être raison de croire que nous sommes à moitié morts et condamnés à la disparition.