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Affaire Camara: le suspect de l’attaque du policier aurait fui à Toronto

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Juste après avoir sauvagement désarmé et tenté de tuer un policier, le nouveau suspect dans cette affaire a ensuite fui à Toronto, où il aurait loué un appartement sous un faux nom.

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« C’est là qu’il s’est caché », a affirmé au Journal une personne au fait du dossier, mais qui a requis l’anonymat puisqu’elle n’est pas autorisée à parler aux médias.

Accompagné de sa conjointe, qui ignorait tout de l’affaire, Ali Ngarukiye, 21 ans, se serait terré là, espérant que la police ne le retrouverait pas, d’autant plus qu’une autre personne avait été arrêtée par erreur.

Sauf que lorsque le chargé de laboratoire Mamadi Fara Camara a finalement été exonéré au début de février, après six jours de détention, la police s’est mise aux trousses de ce nouveau suspect.

Rapidement, les enquêteurs se sont attardés à une Hyundai Elantra rouge qu’aurait utilisée Ngarukiye lors du crime contre le policier Sanjay Vig, dans le quartier Parc-Extension le 28 janvier dernier.   

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Voiture volée

Car non seulement Ngarukiye était connu des policiers pour des vols d’autos, mais la voiture rouge avait en plus été abandonnée à quelques kilomètres de la résidence de sa grande sœur. 

« L’ADN du suspect a été trouvé sur la scène de crime et l’ADN de l’agent Vig a été trouvé sur des objets qui ont été en la possession du suspect », a affirmé l’inspecteur Shane.

Jeudi, la police a d’ailleurs perquisitionné la résidence, possiblement dans le but de retrouver l’arme à feu de l’agent Vig. La femme était sur place, avec un bébé.

Ali Ngarukiye, de son côté, a brièvement comparu vendredi au palais de justice de Montréal pour une kyrielle d’accusations impliquant la tentative de meurtre et l’usage d’une arme à feu.

« Nous allons lever le drapeau rouge, mais nous croyons que les autorités carcérales vont tout faire et devraient tout faire pour que l’intégrité physique et psychologique soit protégée », a déclaré Me Elfriede Duclervil de la défense, accompagnée de Me Jeanne Gagné.

Proches effrayés

Ses parents, sa grande sœur et sa conjointe étaient présents, mais ils n’ont pas souhaité s’adresser aux médias tellement ils sont effrayés pour leur sécurité à cause de la nature, mais aussi des circonstances du crime allégué.

Ngarukiye reviendra à la cour la semaine prochaine pour son enquête sur remise en liberté, mais la Couronne a d’ores et déjà annoncé qu’elle s’y opposera.

« De la preuve supplémentaire très pertinente à [cette audience] sera transmise [bientôt] », a précisé Me Louis Bouthillier.