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[PHOTOS] Premiers arrivages de la saison: le crabe des neiges déplace les foules à Québec

Malgré la pluie et le vent, des dizaines de personnes faisaient la file à l’extérieur pour acheter du crabe devant les Pêcheries Raymond Desbois, sur le chemin Saint-Louis, à Québec.
Photo Diane Tremblay Malgré la pluie et le vent, des dizaines de personnes faisaient la file à l’extérieur pour acheter du crabe devant les Pêcheries Raymond Desbois, sur le chemin Saint-Louis, à Québec.

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Les amateurs de crabe de Québec n’ont pas hésité, vendredi, à braver les intempéries pour se procurer le crustacé qui se vend à prix d’or cette année en raison de la pandémie.

Les crabiers de la zone 17 ont pris le large le 25 mars dernier et le fruit de leur labeur arrive dans les poissonneries à la grandeur du Québec. Vendredi, plusieurs personnes faisaient la file sur l’heure du midi, exposées à la pluie et au vent, pour profiter des premiers arrivages de la saison aux Pêcheries Raymond Desbois. 

La propriétaire, Myriam Desbois, reconnaît que la demande internationale pour le crabe du Québec est en hausse, mais elle ajoute que les Québécois aussi en sont de plus en plus friands.

Accros aux crabes

« Alors qu’on nageait en pleine incertitude l’an dernier, j’ai fait ma plus grosse année de ventes de crabes. Les gens sont rendus accros aux crabes et ils les attendent avec impatience », dit-elle.

Le crabe vivant se détaille à 11,50 $ aux Pêcheries Desbois, ce qui représente une hausse de 2 $ par rapport à l’an dernier. Le crabe cuit est toujours plus cher. Il se vend à 22,95 $ cette année.

À la poissonnerie Les Délices de la mer, la première cliente s’est pointée une quarantaine de minutes avant l’ouverture, vendredi, pour être certaine d’en avoir.  

La petite famille d’Alexandre Gillis se régalait à l’avance du délicieux repas qui les attendait.
Photo Diane Tremblay
La petite famille d’Alexandre Gillis se régalait à l’avance du délicieux repas qui les attendait.

« C’est parti. La demande est là. Les gens sont au rendez-vous. J’ai reçu 1100 livres vendredi matin », a partagé Érik Caron, gérant des Délices de la mer, au Grand Marché de Québec. 

L’an dernier, le prix était à 12 $ la livre pour le crabe vivant, alors qu’il se situe à 14,50 $ cette année dans cette poissonnerie. M. Caron ne s’attend pas à une baisse des prix sur le marché. 

Selon lui, la pêche aux crabes a été perturbée en Alaska à cause de la pandémie, ce qui fait que les usines de transformation sont à sec. 

Érik Caron, gérant des Délices de la mer, au Grand Marché de Québec, a reçu sa première livraison tôt vendredi matin.
Photo Diane Tremblay
Érik Caron, gérant des Délices de la mer, au Grand Marché de Québec, a reçu sa première livraison tôt vendredi matin.

« Elles ont fait de la surenchère les unes et les autres. Beaucoup d’usines américaines offrent le gros prix pour acheter tous les crabes. C’est avantageux pour les pêcheurs qui veulent aussi travailler avec nous, mais bon, il faut quand même qu’ils gagnent leur vie », a ajouté M. Caron.

Peu importe la poissonnerie, le crabe se vendait comme des petits pains. Des clients sortaient avec des sacs remplis.

Avec Pâques qui approche à grands pas, les détaillants s’attendent à connaître deux fins de semaine très achalandées.

Un luxe pour les papilles

« On se gâte. On adore le crabe. Avec la pandémie, c’est notre petite récompense. On va en manger souvent jusqu’à la fin de la saison », se promet Francine lorsque rencontrée aux Délices de la mer du Grand Marché.  

« C’est un gros luxe cette année. À ce prix-là, on va peut-être se gâter juste une fois. Après, on va voir. J’apprécie plus le crabe que le homard parce que la chair est plus fine », a dit Alexandre Gillis, qui a déboursé 51 $ pour 3,5 livres de crabe vivant.

Au grossiste Le Frigo, on pouvait acheter du crabe vivant à 11,25 $/livre, et le cuit (grosseur 5/8) à 22,43 $/livre.