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«Anéantie» par son trouble du sommeil

Carole Massé
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Carole Massé ne sait plus quoi faire pour lutter contre l’insomnie depuis 15 ans.

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Une quinquagénaire qui souffre d’insomnie depuis 15 ans s’estime « anéantie » par la maladie, qui la talonne sans relâche.

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« Je suis rendue au bout du rouleau, anéantie [...]. Je ne sais plus quoi faire avec ça », laisse tomber Carole Massé, qui vit à Richelieu, sur la Rive-Sud de Montréal.

Tous les soirs, elle se couche à 22 h, mais elle se réveille toujours après trois ou quatre heures de sommeil. 

« C’est comme ça toutes les nuits », dit-elle, découragée.

Après un cancer

L’insomnie a commencé il y a environ 15 ans, après un diagnostic et une dure lutte contre un cancer du sein. Cet événement hautement stressant perturbe encore aujourd’hui son sommeil.

Et même si la pandémie n’est pas la source de son insomnie, elle n’aide en rien. Bien souvent, elle ne sait plus où commencent l’insomnie et l’anxiété dans ses problèmes, un peu comme le paradoxe de la poule et l’œuf.

Secrétaire dans une clinique dentaire, elle réussit à faire ses journées, dit Mme Massé, mais elle atteint la fin de semaine complètement crevée.

« Ça joue sur le moral, l’impatience de ne pas dormir. [...] À chaque fois que je me réveille, je me dis : “encore”, et je me demande si je vais me rendormir. Et plus tu y penses, moins tu dors », explique Mme Massé.

La femme de 57 ans se dit « de moins en moins tolérante » avec la fatigue qui s’accumule, une irritabilité qui a des impacts négatifs sur ses relations, par exemple.

Maux physiques

Elle ressent aussi les contrecoups de l’insomnie sur sa santé physique. Elle traverse souvent ses journées « sans énergie, avec un point dans le dos, des maux de ventre ».

Autant les somnifères que les médicaments en vente libre n’ont rien donné. Elle craignait aussi de développer une dépendance à ces produits et elle n’a jamais osé prendre de grandes doses.

Une crainte qu’elle partage aussi pour le cannabis médical qu’elle essaie actuellement quand elle se réveille la nuit.

Même une machine contre l’apnée du sommeil n’a pas réussi à la garder endormie la nuit.

Mme Massé s’inquiète d’ailleurs des effets de cette insomnie à long terme sur son corps. 

« C’est dangereux ! » rage-t-elle, espérant que les gouvernements se penchent sur ce problème.

« J’ai tout tout tout essayé », poursuit-elle, mais n’ayant toujours pas abandonné sa recherche d’une solution.